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Participation publique plus active au financement de l’État
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Participation publique plus active au financement de l’État
Le gouvernement veut mettre de l’ordre dans ses emprunts. Le ministère des Finances travaille sur une nouvelle stratégie pour alléger le fardeau de la dette publique. Encourager le public à participer au financement de l’état à travers les obligations est une des options sur la table.
La dette du gouvernement a été le thème d’une conférence hier à l’hôtel du gouvernement. La causerie était animée principalement par William Cox, conseiller du Département américain de la trésorerie dépêché auprès du gouvernement mauricien.
L’objectif principal de la restructuration est de décongestionner le service de la dette en allongeant les périodes de remboursement. “Nous avons trop de dettes à court terme. Le refinancement de ces emprunts met une pression énorme sur le budget”, dit le Dr Sen Narainen, senior economic adviser au ministère des Finances. Celui-ci a la responsabilité de concevoir la nouvelle stratégie de la dette.
Le gouvernement consacre près d’un quart de ses revenus au remboursement des intérêts sur ses emprunts. Les dettes à longue échéance permettent à l’état de respirer financièrement. Le ministère des Finances se penche sur la possibilité d’allonger la maturité de ses financements tout en élargissant la base des investisseurs.
Les dettes à long terme intéresseront beaucoup les particuliers. “Le gouvernement devra cibler davantage les individus. Pour le moment, les banques achètent le gros des bons de Trésor qui sont émis. Les instruments à long terme sont pris par les institutions principalement. Il faut beaucoup plus de particuliers dans le marché”, affirme le Dr Sen Narainen.
Il a été beaucoup question, lors de la conférence, de la capacité de l’état à honorer ses dettes, plus particulièrement vis-à-vis des créditeurs étrangers. William Cox a fait un exposé sur les risques de crédit des obligations du gouvernement selon les principales agences de notation à savoir Moody’s, Standard and Poors (S&P) et Fitch.
Une note peu brillante</B>
Les évaluations de ces agences servent de références aux investisseurs internationaux. Moody’s a attribué une note de Baa 2 au gouvernement mauricien. Cette note est jugée peu brillante par rapport aux économies développées, mais elle se compare favorablement en Afrique.
“Les agences de notation tiennent compte d’un ensemble de facteurs quantitatifs et qualitatifs dans leurs évaluations. Elles évaluent la capacité financière de repayer les dettes, mais elles accordent beaucoup d’attention à la volonté des pays d’honorer leurs engagements financiers à temps”, explique le spécialiste américain.
Maurice tient bon sur plusieurs plans notamment au niveau de la stabilité politique, des perspectives de croissance et de sa structure économique.
Par contre, les choses ne se présentent pas très bien concernant la dette publique, la flexibilité monétaire, le déficit budgétaire et le déficit du compte courant de la balance des paiements.
Le secrétaire financier, Ali Mansoor, a, lui, insisté sur l’application des réformes afin d’améliorer les conditions et les perspectives de l’économie. La notation sera éventuellement rehaussée.
Le gouvernement est à la recherche de fonds pour financer ses programmes de restructuration. Il empruntera auprès des agences de développement, mais il compte aussi lever des fonds sur le marché international.
Le composant externe de la dette publique est relativement faible. Il y a beaucoup d’opportunités pour lever des capitaux auprès des investisseurs étrangers. Une bonne note de la part des agences de credit-rating s’avère fort utile dans ce contexte.
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