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Paris approuve l’ouverture de discussions avec la Chine

19 mai 2005, 00:00

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Le gouvernement français se félicite de la décision de la Commission européenne de proposer l’ouverture de négociations formelles avec la Chine pour limiter les importations de deux catégories de textiles chinois, les t-shirts et le fil de lin. “C’est très important parce que ce sont des mesures qui vont pouvoir avoir des effets très rapidement”, a déclaré le ministre de l’Economie Thierry Breton sur Europe 1. “Dans une quinzaine de jours, ou bien on trouve une solution, ou bien on pourra prendre à ce moment-là des mesures qui permettront effectivement de limiter les importations de produits chinois vers l’Europe”, a-t-il ajouté.

Le ministre délégué au Commerce extérieur François Loos s’est aussi félicité de la proposition faite par le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson. “La Commission manifeste ainsi qu’elle commence à prendre la mesure de l’importance du phénomène (du déferlement des textiles chinois en Europe), qui frappe une industrie par ailleurs performante et compétitive”, a-t-il dit dans un communiqué. François Loos souhaite que les discussions qui vont maintenant s’engager avec les autorités chinoises “permettent d’établir des conditions loyales d’échanges commerciaux, seules susceptibles d’assurer une croissance mondiale équilibrée”.

“Ceci n’obère pas de la suite”, a souligné Thierry Breton. “Nous continuons aujourd’hui à coopérer avec la Chine (...) pour pouvoir régler globalement l’ensemble du problème”. Les exportations chinoises detT-shirts et de fil de lin ont augmenté respectivement de 187 % et de 56 % pendant les premiers mois de 2005 par rapport à la même période de 2004. La Commission européenne ne proposera cependant de poser des “limites temporaires” à la croissance de ces exportations en 2005 que si la Chine ne prend pas elle-même des “mesures efficaces”, a précisé Peter Mandelson.

Sa proposition doit en outre encore être entérinée par une majorité qualifiée des 25 pays de l’Union européenne. Elle ne répond au demeurant que partiellement aux demandes pressantes de pays comme la France et l’Italie. La Commission a ouvert une enquête sur neuf catégories de textiles dont les importations ont dépassé le seuil d’alerte fixé par l’Union européenne.

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