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Parer à toute éventualité

4 avril 2008, 00:00

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La région a été épargnée par les pluies torrentielles mais la situation aurait été catastrophique si elle avait été touchée. Le conseil a donc fait appel à la NDU pour construire des drains dans les localités à risque et pour remettre d?autres en état. Le président souligne l?urgence de sa demande.

Le président du conseil de l?Ouest, Balmick Jeetun, pousse un ouf de soulagement, mais partage la peine des victimes des inondations de la semaine dernière. « Si avions pas eu ces pluies diluviennes, le bilan aurait été catastrophique».

Il y aurait eu plus de dégâts dans l?Ouest. C?est la conclusion à laquelle sont arrivés les conseillers réunis d?urgence la semaine dernière car la plupart des villages de l?Ouest se trouvent au pied d?une montagne : Case-Noyale, La Gaulette, Le Morne, Baie-du-Cap. Ils imaginent ce que cela aurait été : des tonnes de gravats et de boues dévalant les montagnes couvrant la zone résidentielle ou l?eau ravageant tout sur son passage. L?EPCO (Environmental Protection and Conservation Organisation) avait d?ailleurs effectué une étude à La Gaulette pour conclure qu?un glissement de terrain après des pluies torrentielles risque de causer beaucoup de dégâts dans ces villages. «Je vous demande d?imaginer le désastre que nous aurions connu si l?Ouest avait enregistré tant l?eau comme c?était le cas à Mon-Goût ou dans l?Est. Je n?ose pas y penser», dit le président. Il y a aussi la Cité La Ferme et le morcellement de Chazal à Flic-en-Flac. Ce morcellement est souvent sous l?eau pendant le temps pluvieux où il y a pourtant de nombreux drains. Il y a eu plusieurs études, mais faute de fonds adéquats, le conseil de district n?a jamais pu faire les travaux nécessaires.

Treize villages menacés</B>

Avec le changement climatique, le conseil de district souhaite agir au plus vite. Il faut tirer des leçons après les grosses pluies, dit le président. Lors de la réunion des conseillers la semaine dernière, il a été question de prendre des mesures d?urgence. Mais leur budget est restreint. Le président explique que pour faire des drains dans certains quartiers il y a des travaux qui nécessitent un budget plus conséquent. C?est la raison pour laquelle le conseil de district se tourne vers la National Development Unit.

Il y a treize villages qui risquent d?être inondés à tout moment. Le conseil de district a soumis une première liste à la NDU. Elle prévoit la construction d?une dizaine de drains dans diverses localités. Il y a aussi quelques-uns qu?il faut réparer d?urgence.

A Topaze Lane, durement affectée par les inondations de la semaine dernière, le conseil de district a fait une demande à la NDU pour une nouvelle passerelle.

Mais le plus gros chantier sera celui de morcellement de Chazal à Flic-en-Flac. La firme Gibbs & Partners avait effectué une étude dans ce quartier, mais faute de finances les travaux n?ont jamais pu débuter. Le dossier est avec le Land Drainage Committee. Il y a aussi la réhabilitation des plusieurs ruisseaux à Baie-du-Cap. Celuiqui est juste à côté de l?école primaire de la localité a quitté son lit la semaine dernière pour inonder la route principale que fréquentent les écoliers. Les conseillers de ce village craignent une répéti-tion dangereuse.

«Je pense qu?il ne faut pas de simples drains. Il faut aussi des storms drains qui canaliseront plus d?eau vers la mer ou vers des rivières. Il faut désormais parer à toute éventualité surtout avec les surprises du changement climatique», déclare le président du district. Il espère que le ministre des Finances, Rama Sithanen, accordera un budget supplémentaire pour les drains.

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