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Paradis hors taxe, le rêve continue

10 juin 2006, 00:00

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Le projet ambitieux de bâtir un paradis hors taxes demeure séduisant. Le ministre Rama Sithanen reprend dans les grandes lignes le projet initié par son prédécesseur, Pravind Jugnauth. Rama Sithanen veut compléter le projet en trois ans.

«Nous devons poursuivre le processus de libéralisation des tarifs pour transformer Maurice en une économie globalement compétitive et pour aller rapidement vers une île hors taxes pour servir la région africaine et indienne», assure Rama Sithanen.

Alors que l’année dernière, les droits de douane ont été abolis ou réduits sur une liste de 1 850 produits, le vice-Premier ministre et ministre des Finances cible cette année 60 % des produits importés encore taxés. Ce qui représente 270 articles.

Les taux de taxation les plus élevés, qui étaient de 65 %, 55 % et 40 %, sont ramenés à 30 %. Les produits concernés sont, entre autres, les sacs d’école, les produits cosmétiques, les savons et shampooings, les biscuits, le chocolat, les bonbons, les pièces de réserve pour véhicules ainsi que les lessives et les détergents. Les droits de douane sur les fours, les cafetières, les toasters, les sèche-cheveux et les rasoirs, ainsi que les fruits séchés sont pour leur part réduits à 15 %.

Mais Rama Sithanen a été attentif aux plaintes des industriels mauriciens. Pour ne pas tuer l’industrie locale les droits de douane sur 275 produits utilisés plus ou moins couramment par les entreprises mauriciennes ont été abolis, à l’instar de l’huile pour la lubrification des machines ou des matériaux d’emballage.

Pour soutenir les petites et moyennes entreprises, qui sont actives dans le secteur du textile et des chaussures, Rama Sithanen diffère les coûts tarifaires qui sont sujets à des droits spécifiques afin de leur accorder du temps additionnel pour s’ajuster.

Entre-temps, Enterprise Mauritius sera appelée à développer des mesures d’accompagnement pour aider l’industrie locale à augmenter sa compétitivité pour mieux affronter la globalisation.

Si tout cela sera suffisant pour concrétiser les divers projets de construction de plusieurs temples en l’hors taxes, qui sont actuellement en considération au niveau du secteur privé, c’est une autre histoire...

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