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Panique dans une école primaire après la découverte d?amiante
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Panique dans une école primaire après la découverte d?amiante
?INUTILE de s?alarmer .? Les officiers du ministère de l?Education se veulent rassurants depuis la découverte, vendredi dernier, d?amiante dans le bâtiment de l?école primaire du gouvernement Sir Harilall Vaghjee, à Triolet. Mais les parents ne l?entendent pas de cette oreille. Depuis vendredi, chaque petite toux d?un enfant est attribuée à la présence de cette matière nocive. Certains parents veulent attendre que le problème soit résolu avant de renvoyer leur progéniture à l?école.
C?est lors de travaux de réparation dans un des cinq bâtiments de l?école que la présence d?amiante a été décelée. Lorsqu?un ouvrier s?attaque au faux plafond qui laisse passer de l?eau de pluie, il découvre qu?il s?effrite. Cela lui indique qu?il s?agit de plaques d?amiante. L?alerte est donnée. Une enquête rapide révèle que quatre des cinq bâtiments formant l?école ont un faux plafond fait avec les mêmes plaques. Au total, une vingtaine de salles de classe sont concernées. ?Nous suspections que c?était de l?amiante et nous avons aussitôt mis le ministère de l?Education au courant?, indique un responsable de l?école.
?Les autorités doivent réagir?
La rumeur se propage rapidement, invitant à la panique. Certains parents veulent faire un sit-in, ayant des craintes quant à la santé de leurs enfants. Le fait que quelques écoliers avaient eu des rougeurs et des boutons et qu?un enfant avait dû être transporté à l?hôpital la semaine dernière revient à l?esprit. ?Si c?est effectivement de l?amiante, nous ne pouvons laisser les enfants aller à l?école dans ces conditions. Les autorités doivent réagir et vite?, souligne le président de l?association parents-enseignants de l?école, Bhola Seepaul.
Hier, des cadres du ministère et plusieurs conseillers se sont rendus à Triolet pour entamer le dialogue et constater de visu le problème. En attendant les résultats des tests qui doivent confirmer s?il s?agit bien d?amiante, la direction de l?école nous a affirmé que des ouvriers ont déjà commencé à enlever des plaques.
Les quatre bâtiments qui ont des toits en tôle cannelée auront un nouveau revêtement. Les travaux sont prévus pour fin mars mais la date sera avancée si les tests effectués par le ministère de la Santé révèlent que le danger est trop grand pour les enfants.
Enquête conjointe
Une enquête démarrera d?ici quelques semaines sur une échelle nationale. Les ministères de l?Education, des Infrastructures publiques et de la Santé démarreront une enquête conjointe dans toutes les écoles et tous les collèges. Un relevé précis pourra ainsi être fait et permettra d?éliminer l?amiante là où il constitue un danger immédiat.
INTERDICTION
Un an de prison pour utilisation du produit
- Utiliser ou manipuler de l?amiante à l?état brut ou un de ces dérivés sur le lieu de travail sera interdit à partir du 1er février. Une amende allant jusqu?à Rs 75 000 et une peine d?emprisonnement d?au moins une année attendent les contrevenants. Ces mesures font suite à la promulgation de l??Occupational Safety & Health Welfare (Asbestos) Regulations?. L?amiante apparaît dans toute une gamme de matériaux de construction, composants, carreaux céramiques, joints, gants. Il est très apprécié en raison de ces propriétés calorifuges et sa haute résistance au feu. Toutefois, il se désagrège avec le temps et l?inhalation de ses micro-particules provoque, à long terme, des cancers du poumon ou autres maladies respiratoires graves.
Au fil des ans, l?amiante est de plus en plus utilisé, le monde ne connaissant pas encore ses effets néfastes. Afin de réduire leurs frais, les constructeurs proposent à l?époque un nouveau produit, efficace et peu cher, le fibrociment : un mélange de ciment et d?amiante. Le matériau séduit les autorités qui donnent leur aval pour son utilisation. Plusieurs écoles et bâtiments publics sont alors construits avec du fibrociment. L?année dernière, de l?amiante a même été trouvé aux anciens bureaux du Premier ministre.
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