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Pajero monstre du désert !
Dans ce Dakar 2005, Stéphane Peterhansel a su attendre son heure et frapper au moment où cela fait mal : en plein désert mauritanien. Là même où de nombreuses victoires du rallye se sont déjà jouées. En s?adjugeant haut la main la septième étape, dite marathon en raison de la longueur de la spéciale (660 km sur les 669 km à parcourir), le lauréat de l?édition 2004, déjà vainqueur à Zouerat la veille, a frappé un grand coup et s?affirme désormais comme le grand favori de l?épreuve après une semaine de course.
En effet, les équipages se sont élancés dans le désert mauritanien tant redouté par les amateurs et tant attendu par les grosses pointures pour pouvoir créer de larges écarts. Rétabli de la grippe qu?il traînait encore mercredi soir, Stéphane Peterhansel prenait d?entrée la tête de la caravane des autos. Sur le tracé « trialisant » de El Ghallâouîya du début de course situé entre deux falaises, puis dans les plaines où se succédaient les longues dunes, le pilote Mitsubishi se montrait le plus rapide. Le Français passait en tête au premier point de passage serré de près pas l?ancienne vainqueur du rallye Jutta Kleinschmidt sur Nissan et le surprenant Nasser Saleh Al Attiyah sur BMW.
Bon nombre de concurrents allaient laisser des plumes au cours de ce premier tiers du parcours. Au km 120, Shinozuka (Nissan) se laissait piéger et perdait le contrôle de son pick-up. Le vainqueur 1997 partait en tonneaux mais sortait heureusement indemne de la carcasse de sa voiture. L?aventure se terminait là pour le 11e du classement général. Luc Alphand pris au piège dans une dune a eu plus de chance. Son enlisement ne lui coûtait que quelques minutes tandis que Masuoka (Mitsubishi) et le leader Saby (Volkswagen) endommageaient le nez de leurs bolides sur des chocs frontaux.
Peterhansel laisse tout le monde sur place
Dans la deuxième partie de la spéciale composée d?une série de petits ergs et de plus de 100 km d?herbe à chameaux, Peterhansel, affûté comme une lame, portait l?estocade. Au deuxième pont de passage (km 397), les 37 secondes qui séparaient la Pajero du Français à la Touareg de Kleinshmidt s?étaient transformées en 8 minutes. Al Attiyah suivait à plus de 11 minutes. Bruno Saby, sixième mais pointé à près de 40 minutes pouvait alors dire adieu à son fauteuil de leader, et Schlesser à ses rêves de podium. Le buggy V8, touché à la roue arrière gauche, s?arrêtait au Fort de Ghallâouîya afin d?y attendre le camion d?assistance.
Oasis en vue !
La dernière partie de la spéciale n?était qu?une formalité pour la Mitsubishi, la seule difficulté consistant à trouver le bon passage qui seul permettait d?accéder à l?oasis de Tichit mais aussi à ne pas se laisser piéger par les conditions météo délicates, le vents de sable réduisant considérablement la visibilité. Le Pajero numéro 306 franchissait la ligne d?arrivée loin devant un trio regroupé composé dans l?ordre de Al Attiyah (à 25?40??), Kleinschmidt (à 26?07??) et Alphand (à 28?11??). Le cinquième, Matsuoka le « bonzaï » pointant à plus de 42 minutes, les écarts avec les poursuivants prenant des allures de fossé.
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