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Oranjes mécaniques et bleus pathétiques
Cruelle désillusion pour tous les supporters de l?équipe de France, dont je fais partie, vendredi soir devant le petit écran. Pays-Bas ? France 4-1. Quelle claque ! 50 ans que les bleus n?avaient pas pris pareille leçon dans une phase finale, c?est dire?
Face à une équipe qui n?avait qu?une devise : attaque, attaque, attaque, la France a littéralement explosé. Et c?est un deuxième grand bastion du football défensif qui tombe, après l?Italie quatre jours plus tôt (3-0). Qu?il semble loin le Mondial 2006 et sa finale franco-italienne.
Mais le plus dur à avaler pour les tricolores, c?est qu?ils ont joué, cette fois, et se sont procuré des occasions. Les stats du match révèlent que la France a tiré 23 fois au but, contre 16 pour les Hollandais, et que les deux équipes ont cadré 9 tirs chacun. Pourtant, au final, les Pays-Bas marquent quatre fois et la France une seule, cherchez l?erreur ?
La raison c?est évidemment le manque d?efficacité de l?équipe de France qui ne date pas d?hier, avec seulement trois buts inscrits en 2008 avant d?arriver à l?Euro. Et là, impossible de ne pas revenir sur la mise à l?écart de David Trezeguet, meilleur buteur de l?histoire de la Juventus, et deuxième attaquant le plus prolifique des bleus, derrière Henry.
En tout cas, les Italiens vont bien rigoler de ne pas l?avoir en face d?eux mardi pour le match-couperet qui sanctionnera un groupe de la mort funeste pour tous les joueurs qui portent des maillots bleus. La fête est prête en Roumanie?
Outre Trezeguet, on peut regretter que Mexès (époustouflant avec la Roma cette saison), n?ait pas été préféré à Thuram, et Mathieu Flamini à Claude Makelele. Et que dire d?un Gregory Coupet qui, à 35 ans, ne s?est pas remis de sa blessure en début d?année ? Pourtant, la France avait déjà connu pareille déroute en 2002 et 2004 en faisant confiance à Marcel Desailly, entre autres. Nul n?est éternel, mais la leçon n?a pas été retenue par Domenech !
Vendredi, les héros c?étaient bien sûr les Néerlandais. Les ?Oranjes Mécaniques? ont tourné les Tricolores en bourrique, humiliant Sagnol, Thuram et Coupet à loisir. Menant 1-0 et sentant venir le souffle des bleus au retour des vestiaires, Marco Van Basten a tué le match en faisant entrer Robben puis Van Persie, deux joueurs alliant classe, technique et vitesse d?exécution. Le match était plié.
Il n?en fallait pas plus pour voir la machine bleue, jadis impériale, imploser au fil des minutes d?un long calvaire, sous l?impulsion d?un Ruud van Nistelrooy monstrueux.
Une fin de cycle au goût d?apocalypse pour les bleus qui, même s?ils se qualifient, ne font plus peur à personne désormais.
Parcours en forme d?apothéose en revanche pour ces Oranjes au jeu flamboyant qui feraient de magnifiques vainqueurs de cet Euro 2008, même si leur défense est friable. Attaque, attaque, attaque ! On se croirait revenu au temps de Johan Cruyff et du grand Ajax. Vive les Pays-Bas.
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