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Opérations militaires : Bush veut financement
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Opérations militaires : Bush veut financement
Le président américain, George W. Bush, a demandé, jeudi 16 février, un collectif budgétaire de 72,4 milliards de dollars au Congrès pour financer principalement les opérations militaires en Irak et en Afghanistan, a indiqué la Maison Blanche.
La plus grosse partie de cette somme doit servir à financer les opérations des troupes américaines en Irak et en Afghanistan (38 milliards), à rénover ou remplacer leur équipement (11,8 milliards). Ce budget inclut également le financement de l?entraînement et de l?équipement des forces irakiennes (3,7 milliards) et afghanes (2,2 milliards).
Une petite partie du budget demandé par l?administration Bush doit permettre de financer la politique américaine dans d?autres régions. 75 millions de dollars sont destinés à la «promotion de la démocratie» en Iran. Au Soudan, au Darfour, et dans d?autres régions d?Afrique, cette manne doit permettre de faire face à des urgences humanitaires imprévues.
Le principal bénéficiaire de ce collectif est le département de la défense (66,3 milliards de dollars), loin devant le département d?Etat (3,2 milliards) et les services secrets (2,9 milliards).
Une première estimation de ce budget ? légèrement inférieure ? avait été communiquée début février. Il s?agit désormais de la version définitive. Dans la lettre qu?il a adressé à la Chambre des représentants pour leur présenter ce budget, le président Bush presse celle-ci d?approuver rapidement sa demande.
Si ce nouveau budget est accepté, ce sont au total plus de 250 milliards de dollars qui auront été dépensés en Irak depuis le déclenchement de la guerre dans ce pays en mars 2003. «Cette requête apportera les ressources nécessaires (...) pour faire en sorte que la coalition poursuive le transfert du contrôle de territoires de plus en plus étendus aux forces irakiennes», a souligné le président des Etats-Unis, afin de convaincre les parlementaires.
Car le président ne peut ignorer que la colère gronde face à l?enlisement de la situation en Irak. Condoleezza Rice, la secrétaire d?Etat, a été contrainte jeudi de reconnaître des erreurs de l?administration américaine sur la reconstruction en Irak, au cours d?une audition difficile devant le Congrès. Au sujet des services de sécurité irakiens, qui s?élèvent maintenant à 227 000 hommes, «nous avons fait une erreur au début. Nous avons compté sur les chiffres et pas sur la qualité», a reconnu Mme Rice. Sur les questions d?infrastructures, Mme Rice a dû admettre que les Irakiens disposant d?eau potable et de tout-à-l?égout étaient moins nombreux aujourd?hui qu?avant la guerre.
Par ailleurs, l?administration Bush doit faire face à un nouveau scandale avec la publication de nouvelles photos des sévices commis dans la prison d?Abou Ghraib en Irak. «On m?a dit que ces photos qui sont sorties sont les mêmes que celles qui ont été diffusées par le passé. Même si elles ne sont pas identiques, elles correspondent au même type de comportement», a déclaré le secrétaire à la défense, Donad Rumsfeld, lors d?une audition devant une commission de la Chambre des représentants. «Ce comportement a été puni», a-t-il dit, pour essayer de mettre fin à la polémique.
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