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30 septembre 2008, 00:00

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<B>Par Raj MEETARBHAN</B>

L?espoir d?un dépoussiérage de notre démocratie renaît avec l?annonce d?une large consultation sur la réforme. Mais si cette énième tentative de moderniser le système s?avère un échec, il faudrait alors parler d?enterrement de première classe. Car, il sera très difficile à l?avenir de réunir des conditions aussi favorables pour modifier le mode de scrutin. Sur papier, rien ne s?oppose à un rapide amendement constitutionnel pour réformer le système.

Le mode de scrutin actuel contient tous les défauts d?un système imparfait. Tous le reconnaissent. La solution est connue. Elle consiste à instaurer un système mixte avec la plupart des députés élus selon le scrutin majoritaire et un certain nombre à la proportionnelle. Les principales formations politiques sont en faveur d?une telle réforme. Celle-ci peut obtenir l?appui des trois quarts des parlementaires requis pour adopter une révision constitutionnelle. Vraiment ce serait un énorme gâchis de rater la présente occasion de réformer.

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, semble animé d?une réelle volonté de se débarrasser du système électoral qui a été mis en place depuis plus de quarante ans. Ses préférences sont claires. Dans son message à la nation en mars dernier il était limpide : «Après 40 ans, nou système électorale qui fine servi nou pays bien, fine aussi montré certaines faiblesses. C?est qui faire mo pou prend l?initiative convoque tous les partis politiques ? petits et grands ? pou assise ensemble pou décide ene meilleure formule ça l?année là même». Un peu plus tard, au Parlement, il devait préciser sa pensée : ?Let me reassure the House and through the House, the people of Mauritius - that must be clear - that we are not changing the current first past the post system. We are adding on to it, but we are not changing.?

Pour sa part, le leader de l?opposition, Paul Bérenger, a promis le soutien de son parti à l?injection d?une dose de proportionnelle. Pour donner toutes ses chances à la réforme, il a formulé le v?u, samedi, que cette question précise soit détachée des sujets connexes tels que le financement des partis politiques, l?utilisation des affiches et des banderoles durant les campagnes électorales. Il est convaincu que la réforme peut devenir une réalité avant les prochaines législatives.

L?optimisme de Paul Bérenger résulte du fait qu?un consensus existe désormais parmi les principaux leaders politiques sur la nécessité de renvoyer le débat sur le «best loser system». Tous ont pris conscience du fait que c?est dans le consensus qu?on mène les grandes réformes. Ainsi, il fallait maintenir le statu quo sur le «best loser system» pour ne pas empoisonner le débat avec une question qui suscite beaucoup trop d?émotion.

La première tentative d?introduire la proportionnelle remonte à 1956. Depuis, les débats se sont enlisés. Il faut espérer que la prochaine table ronde de parlementaires brisera ce cercle vicieux.

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