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Obama, un président transformé après la tuerie de Newtown

19 décembre 2012, 20:00

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Obama, un président transformé après la tuerie de Newtown

Barack Obama donne l’image d’un homme transformé depuis la tuerie de Newtown, désormais déterminé à faire valoir son point de vue aussi bien sur le contrôle des armes à feu que sur la réduction du déficit budgétaire quitte à bousculer ses adversaires conservateurs en leur rappelant sa légitimité de président fraîchement réélu.

Bouleversé par la mort de 20 enfants tués vendredi dans une école primaire du Connecticut, le président américain laisse entendre que cette tuerie a modifié sa vision du monde. Et il ne comprend pas qu’il n’en soit pas de même pour les autres.

«Bon sang, si la semaine écoulée a pu servir à quelque chose, c’est à nous donner un peu de recul», a-t-il dit mercredi au cours d’une conférence de presse organisée le jour même où il a été désigné «personnalité de l’année» par le magazine Time.

D’après la Maison blanche, cette conférence de presse devait servir à amorcer un plan de lutte contre la violence après la tuerie de Newtown. Devant les journalistes, Barack Obama a aussi évoqué le lobby des armes à feu, les négociations sur le «mur budgétaire», la scène politique américaine et les difficultés du Parti républicain avec sa frange conservatrice du Tea Party.

Le ton était nettement moins consensuel que le 14 novembre, lors de sa première conférence de presse après sa victoire contre Mitt Romney à l’élection présidentielle huit jours plus tôt.

Barack Obama a donné l’image d’un président libéré de toute contrainte électorale puisque ce deuxième mandat sera son dernier, soucieux avant tout de son héritage.

Tout en se disant prêt à un compromis avec les républicains sur les moyens d’éviter le choc budgétaire promis aux Etats-Unis en l’absence d’accord le 31 décembre, il leur a aussi reproché leur intransigeance et les a accusés de nourrir un grief personnel à son égard.

Evoquant le rejet catégorique par les républicains de sa dernière proposition sur le budget, il a déclaré: «Ils ne cessent de trouver des raisons de dire «non» au lieu de trouver des raisons de dire «oui». Je ne sais pas dans quelle mesure cela a à voir avec la grande difficulté qu’ils ont à me dire oui.»

A ses yeux, certains républicains sont «plus préoccupés par la concurrence d’un candidat Tea Party ou par une concurrence en provenance de leur droite».


(Source: Reuters)

 

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