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Nouvelle plainte contre Manan Fakhoo deux mois après sa libération

17 juin 2008, 20:00

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«Une nouvelle créature», «un père de famille», «un homme au grand c?ur»? Manan Fakhoo affirme être tout cela aujourd?hui. Ses antécédents, c?est du passé. Et son passé houleux, il ne s?en souvient même plus. Arrêté en décembre 2006, cet agent travailliste a retrouvé la liberté le mercredi 30 avril dernier. Ce qu?il veut aujourd?hui, c?est de vivre en parfait citoyen. Mais d?aucuns veulent l?en empêcher, dit-il.

Ce serait pour cette raison que samedi dernier, un maçon habitant cité Chebel, Beau-Bassin, a porté plainte contre lui au poste de police de Pope Hennessy. Cet homme accuse Manan Fakhoo de l?avoir menacé avec un revolver au Champ-de-Mars avant de le gifler.

Rencontré hier, Manan Fakhoo affirme que c?est un coup monté. «Certaines personnes veulent que je sois arrêté à cause de ma fidélité au parti politique que je soutiens? Je donnerai une conférence de presse dans moins d?une semaine pour expliquer au public que je suis quelqu?un qui a un grand c?ur.»

S?expliquant au sujet de la plainte dont il fait l?objet, il affirme ne pas avoir été présent au Champ-de-Mars ce jour-là. Le plaignant souffrirait donc d?hallucinations ? A en croire Manan Fakhoo, ce n?est pas impossible. Il affirme en effet qu?il n?a jamais rencontré le plaignant le jour de l?incident allégué.

<B>«Il voulait se venger sur mon fils»</B>

En revanche, dit-il, le maçon s?est attaqué à son fils de 16 ans qui était en compagnie d?un cousin. L?homme était, selon Manan Fakhoo, armé d?un sabre et accompagné de quatre autres individus. «Il voulait se venger sur mon fils parce que j?avais porté plainte contre lui pour agression.» En 2006, il avait, en effet, été agressé devant sa maison par une cinquantaine de personnes pour une affaire d?argent. Depuis, il a un handicap à la main droite. Cette accusation de possession d?arme est donc fausse, dit-il, parce qu?il ne peut pas tenir d?arme avec sa main.

Selon Fakhoo, son fils serait parvenu à se sauver à un moment donné et l?aurait alerté. Il se serait alors précipité chez lui et serait reparti en compagnie de son fils vers le poste de police de Beau-Bassin pour porter plainte. «Dimoun anvi piez mwa. Zot nek rant dan stasyon fer lapolis aret mwa pou bann fos ka pou fer krwar ki mo enn danze piblik.»

La dernière fois que Fakhoo a été arrêté, c?était pour avoir tenté de mettre fin à un meeting de Dinesh Ramjuttun. Il avait alors agressé un caporal au sabre. Trois accusations furent portées contre lui : deux pour possession d?arme à feu et une pour avoir donné des instructions afin de troubler l?ordre public.

Fakhoo avait fait appel d?un jugement rendu par la cour intermédiaire, qui l?avait condamné à trois ans de prison ferme, et la Cour suprême avait réduit la peine à un an de prison à La Bastille. Mais un mois plus tard, Manan Fakhoo avait commencé à avoir des «hallucinations» et a été transféré à l?hôpital psychiatrique Brown Séquard où il a purgé sa peine. Une expérience pire encore que la prison, selon lui. «A l?hôpital, mes pieds étaient enchaînés 24 heures sur 24 alors qu?à la prison j?étais libre.»

Depuis, il dit être devenu «une nouvelle créature» et ne se souvient plus de ses antécédents. Selon ses dires, il n?aurait, ainsi, jamais agressé quiconque et tout ce qu?il a toujours voulu faire, c?est aider les plus faibles? Aujourd?hui encore, dit-il, «je ne suis pas un homme dangereux. Je ne cherche que la paix. En tant que père de famille, j?ai des responsabilités. La vie de mon fils est en danger. On veut le kidnapper.»

Mais face à tout cela, Manan Fakhoo dit sa confiance inébranlable en le Premier ministre, Navin Ramgoolam, le ministre de la Justice, Rama Valayden, et le commissaire de police «qui fera promouvoir la justice» en prouvant son innocence.

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