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Nouvelle offensive commerciale sur l’Afrique

2 mai 2007, 00:00

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La Tanzanie en ligne de mire. Enterprise Mauritius (EM) veut mieux faire connaître les produits mauriciens sur le marché tanzanien. Devant la baisse des exportations mauriciennes vers ce pays, des rencontres sont proposées entre acheteurs et producteurs pour donner un nouvel élan à la coopération commerciale et industrielle entre les deux pays et plus globalement, avec l’Afrique. Cette décision découle des principales recommandations d’une étude de marché réalisée en mars par EM.

“Nous allons nous repositionner en Afrique. Après le Mauritius for Africa Fair, nous allons opérer quatre ou cinq bureaux en Afrique. L’avenir des petites et moyennes entreprises est étroitement lié à leurs capacités d’exploiter les potentiels dans la région et en Afrique”, explique Prakash Beeharry, chief executive officer d’EM.

“L’Afrique a des ressources en abondance, ajoute-t-il. Nous, à Maurice, nous avons le savoir-faire, l’expertise, l’expérience en gestion industrielle et en marketing, et nous pouvons aussi miser sur notre ouverture internationale. Les autres pays africains et nous sommes complémentaires. C’est l’équation pour une situation gagnant-gagnant.”

Ainsi, selon l’étude menée par Bissoon Surnam, senior executive d’EM, les produits mauriciens ne sont pas bien connus en Tanzanie. Parmi figurent les produits textiles, les meubles, les chaussures et les produits en plastique. De ces quatre catégories de produits, il semblerait qu’il y ait des opportunités dans le créneau chaussure, notamment pour certains types de chaussures telles les bottes utilisées par les officiers de prison et de l’armée.

Il sera toutefois difficile de concurrencer les fournisseurs chinois et malaisiens en ce qui concerne les trois autres créneaux. L’étude a aussi démontré que la Chine et la Malaisie sont déjà présentes sur le marché tanzanien et que les importations de ces deux pays augmentent de façon remarquable annuellement.

Néanmoins les hommes d’affaires tanzaniens semblent intéressés à examiner la possibilité d’initier des discussions avec les fabricants mauriciens. Le manque d’information sur la gamme de produits fabriqués à Maurice est toutefois une contrainte majeure pour améliorer les relations commerciales.

Par ailleurs, EM, avec la collaboration des autorités compétentes mauriciennes, devrait sérieusement considérer la possibilité d’ouvrir un entrepôt à Dar es-Salaam. Les importateurs en Tanzanie importent toute une variété de produits dans un ou plusieurs conteneurs qu’ils distribuent à des grossistes et détaillants.

Ainsi, cet entrepôt devrait non seulement servir aux hommes d’affaires tanzaniens mais aussi aux commerçants et importateurs des pays voisins.

Autre proposition qui a surgi à l’issue de cette étude de marché est l’organisation d’un buyers-sellers meeting et d’un Contact promotion programme sur une base annuelle en Tanzanie afin de mieux faire connaître les produits mauriciens en Tanzanie. Ces missions peuvent être aussi accompagnées de missions similaires au Kenya, en Zambie et en Ouganda.

Bissoon Surnam propose la nomination d’un liaison officer en Tanzanie. Ce dernier aura entre autres attributions d’agir comme un facilitateur auprès des hommes d’affaires mauriciens qui visitent la Tanzanie.

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