Publicité

Nouvel outil d?évaluation pour les investisseurs

25 janvier 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Il n?y a pire danger dans les affaires que de naviguer à vue. Les opérateurs locaux se plaignent souvent de l?absence d?indicateurs crédibles pour plus de visibilité précédant la prise de décisions. Le Board of Investment (BOI), agence chargée de la promotion des investissements, propose une Investment Climate Assessment (ICA), outil scientifique qui permettra aux investisseurs de juger du climat d?affaires prévalant dans le pays avant de s?aventurer.

L?exercice d?évaluation a été officiellement lancé hier à l?hôtel Le Labourdonnais. L?ICA est conçue à partir d?une méthodologie éprouvée créée par la Banque mondiale. Le but principal de l?étude est d?identifier les obstacles d?ordre politique, économique, financier, juridique, administratif et / ou réglementaire qui imposent des coûts additionnels à l?entreprise. La performance du pays, sous les différents chapitres, sera notée par rapport à une référence établie selon les ICA entreprises dans d?autres pays.

Un questionnaire exhaustif, couvrant plusieurs aspects du climat d?affaires, sera expédié à environ 400 opérateurs dans les différents secteurs d?activités. Ce sondage donnera un verdict préliminaire vers juin 2005 et fera le point sur un éventail de sujets dont le management interne de l?entreprise, le système d?approvisionnement, l?accès aux finances, le règlement des litiges, les relations industrielles, la technologie, la productivité et le marché du travail.

Le gouvernement pourra utiliser les données de l?étude pour peaufiner sa stratégie vis-à-vis de l?investissement. Ces données devraient aussi éclairer davantage la volonté de combattre la bureaucratie dans l?environnement des affaires, en particulier dans le système de certification des activités économiques.

Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, a rappelé, lors de la cérémonie de lancement, les grandes décisions du gouvernement pour rendre les procédures d?investissement plus conviviales. Parmi les mesures citées, on relève l?introduction d?un nouvel encadrement législatif pour l?octroi des permis et des licences, la réforme des agences de régulation et de support, un système d?approbation des business plans en 48 heures par le BOI pour certains types de projet, et la rationalisation des plans d?incitation à l?investissement.

?Durant ces deux dernières décennies, la stratégie visant à attirer les investissements directs étrangers (IDE) était essentiellement basée sur les incitations fiscales offertes, l?accès préférentiel aux marchés et l?existence d?une main-d??uvre à bon marché. Maurice se doit de repenser sa stratégie de promotion en tenant compte d?une plus grande concurrence pour les IDE venant des pays émergents?, a constaté le ministre. Celui-ci s?attend que l?ICA contribue à accélérer les réformes déjà entreprises au sein de l?appareil institutionnel.

Raj Makoond, directeur du Joint Economic Council (JEC), principal organisme du secteur privé a, lui, fait un appel pour que les récents changements dans les lois et les institutions soient traduits dans le concret. ?La tenue de cet exercice d?évaluation est plus que jamais opportune dans le sillage de l?émergence d?un nouveau modèle économique à Maurice et sur le plan international?, a-t-il affirmé.

Jean Michel Marchat, le spécialiste responsable de la mise en place de ce projet à la Banque mondiale, a situé l?importance de l?ICA dans le cadre de la transformation structurelle de l?économie. ?L?objectif de ce programme est de voir ce qui se passe et ce qu?il faudra faire?, a-t-il souligné.

Les premières discussions se sont déroulées sous la présidence du secrétaire financier, Krishnanand Guptar.

Publicité