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Nouveau souffle pour les énergies renouvelables

26 octobre 2008, 00:00

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Coup d?accélérateur pour le projet Maurice île durable. Trois membres de l?université de technologie de Compiègne, en France, sont arrivés dans l?île pour une étude sur la production d?énergie à partir du potentiel éolien et hydroélectrique à Maurice. Ils travailleront avec l?université de Maurice et comptent prélever des données également à Saint-Félix où un projet de mise en place d?éoliennes pour la production électrique a fortement intéressé Joël de Rosnay.

Léon Robert, de la propriété Saint-Félix, promoteur du projet, affirme que si les résultats de l?étude sont concluants, Saint-Félix Investment n?hésitera pas à aller de l?avant avec son projet de mise en place d?aérogénérateurs. L?électricité produite sera ensuite vendue au Central Electricity Board (CEB).

Maurice a longtemps hésité à investir dans l?énergie éolienne. Jusqu?ici, seul le CEB s?y est aventuré avec la mise en place de trois aérogénérateurs à Rodrigues. Ces trois éoliennes ne fournissent cependant qu?un pour- cent de l?électricité consommée à Rodrigues. Le CEB y ajoutera sous peu deux autres éoliennes pour arriver à produire 7 % de la consommation de l?île. L?installation de trois autres éoliennes est prévue pour 2009.

Le gouvernement a toutefois mis au frigo le projet du CEB de créer une ferme éolienne à Bigara. Il sera probablement vendu au secteur privé, alors que des voix s?élèvent contre le danger de confier au privé la production de plus de 50 % de notre besoin en énergie électrique.

« Équipements plus performants »

Le projet de Bigara et celui de Saint-Félix ne datent pas d?hier. Ils ont été remis sur le tapis avec la mise en place du concept Maurice île durable, et la flambée du prix du pétrole. Le projet de Saint-Félix date de plus de dix ans et il a été ressorti des tiroirs avec la bénédiction de Joël de Rosnay, conseiller spécial du Premier ministre en charge du projet Maurice île durable.

Le développement de la technologie et la grande disponibilité de fonds pour investir dans l?énergie propre ont également contribué à faire émerger le projet Saint-Félix.

« Quand nous avons initié le projet il y a dix ans, les équipements coûtaient très cher. Aujourd?hui, les prix sont beaucoup plus abordables et les équipements plus performants », explique Léon Robert. De fait, c?est la production des éoliennes capables de résister aux vents cycloniques qui a donné un certain essor à leur utilisation dans notre région.

Par ailleurs, rappelons que Maurice dépend de 80 % de l?énergie fossile ? fioul et charbon ? pour produire l?électricité dont elle a besoin. Et le gouvernement s?est fixé comme objectif de réduire, d?ici 2028, la production d?énergie à partir de sources fossiles ou non renouvelables à hauteur de 35 % (20 % charbon propre, 15 % fioul et pétrole). Les autres sources d?énergie devront représenter les parts suivantes : 35 % à partir de la biomasse (cannes et biogaz par la fermentation des déchets), 15 % de solaire, 6 % d?éolienne, 3 % d?hydroélectrique, 3 % de géothermie et 3 % de diverses autres sources (l?énergie marémotrice notamment ? les vagues).

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