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?Nous proposerons une gamme de prix aux cliniques?

28 octobre 2004, 20:00

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● Votre ministère a eu une rencontre la semaine dernière avec les représentants des cliniques privées. Qu?est-ce qui en est sorti ?

? Outre la question des infirmiers, celle des prix des cliniques, n?a pas manqué de faire l?objet des discussions. Les prix demeurent exorbitants et nous nous penchons sur la question. C?est ainsi, que le mois prochain, le ministère, va faire connaître sa décision. Nous n?allons pas fixer des prix mais nous allons proposer différentes fourchettes pour les différents services offerts. Les cliniques devront afficher les fourchettes de prix pour les services offerts.

● Cela fait près de quatre ans que vous menacez le personnel médical de sanctions pour leurs ?manquements?. Mais les actes ne suivent jamais les menaces?

? C?est faux de dire que nous n?avons pris aucune sanction. Il y a eu des transferts et des suspensions pour négligence. De plus, nous faisons un suivi régulier de nos rappels à l?ordre à travers les management meetings chaque jeudi. Le personnel médical est sur le qui-vive et nous n?arriverons pas à les prendre en flagrant délit. Mais nous demeurons intransigeants dans le but d?offrir un meilleur service aux patients. Rassurez-vous, nous agissons autant que nous parlons.

● Depuis septembre 2000, il est question d?offrir un meilleur service mais les lacunes demeurent. Etes-vous du même avis?

? Une réforme aussi importante que celle de la santé publique prend du temps. Nous avons misé sur trois piliers : une bonne infrastructure, des équipements modernes et un personnel adéquat et efficace. Je pense que nous avons presque gagné notre pari sur les deux premières questions. Nous sommes sur la bonne voie concernant le personnel. Nous cherchons à recruter encore des médecins et des infirmiers pour satisfaire nos besoins. De plus, nous avons signé récemment des accords avec Bordeaux II pour des post-graduate studies en cardiologie et en chirurgie pour nos médecins. Il en est de même pour Montpellier.

● Vous avez présenté récemment la loi sur la transplantation. A quand sa présentation à l?Assemblée nationale ?

? J?ai reçu la semaine dernière un consultant réunionnais qui nous aide sur ce projet de loi. Une fois ses conclusions soumises, nous allons envoyer le projet de loi au parquet pour le finaliser. Le chef du gouvernement et moi, sommes très pressés de voir cette loi aboutir. D?autant qu?avec cette loi, le nombre de dialyses va considérablement diminuer. Par ailleurs, nous avions des craintes portant essentiellement sur la religion. Mais les commentaires reçus démontrent que ces appréhensions ont été apaisées.

● Le plan d?action prévu pour la santé n?a jamais vu le jour. Pourquoi ?

? Nous avons déjà commencé le travail initié dans le plan d?action. Il n?y a que deux volets de ce plan qui n?ont pas encore été abordés : l?assurance et le family doctor. Jusqu?ici, le gouvernement a concentré ses efforts et son financement sur l?éducation. La réforme complète de la santé devrait être une deuxième étape.

Propos recueillis par Jane LUTCHMAYA

DIABETIQUES : ATTENTION AUX YEUX

Une nouvelle technique d?opération à Moka

■ La conférence d?Ophtalmologie de l?océan Indien a permis au ministre de la Santé d?annoncer quelques nouvelles mesures dans le secteur. Beaucoup de diabétiques qui développent la rétinopathie (la rétine de l??il affectée) peuvent être atteints de cécité. Le ministre a expliqué qu?une unité sera mise en place à l?hôpital de Moka afin de pourvoir aux services de chirurgie vitréo-rétinienne (opération de la rétine et de la vitré). Trois appareils, utilisés pour cela, seront bientôt livrés et les autorités comptent avoir recours à l?expertise étrangère, dont celle d?un chirurgien vitréo-rétinienne, pour aider les ophtalmologues mauriciens à mieux maîtriser cette technique. ?L?autre développement très important qui me tient à c?ur?, a précisé le ministre Jugnauth, c?est la greffe de la cornée et une fois la législation sur la transplantation votée, une banque des yeux sera créée à l?hôpital de Candos.? Les yeux peuvent être conservés jusqu?à deux semaines alors que les nouvelles techniques permettent une conservation maximale d?un mois. Des équipements de prélèvements ont déjà été donnés par le ?Lions Clubs International?. L?autre cause de la cécité, assez répandue à Maurice, est le glaucome (la tension des yeux). Le Dr Bernard Laporte de ?Medico Lions Clubs? de France avait soutenu qu?il était impératif de mettre en place un programme de dépistage du glaucome à Maurice. Dans ce contexte, le ministre a fait part d?un don important d?équipements par le ?Medico Lions Clubs? de France à travers le ?Lions Club? de Port-Louis, La formation des techniciens est aussi prévue dans cet accord. Il est conseillé à toute personne de 40 ans de faire au moins une fois un test pour dépister le glaucome.

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