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?Nous n?aurons pas droit à l?erreur?

14 février 2008, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Maurice a eu à peine deux semaines pour préparer les préliminaires de la Thomas & Uber Cup et les Internationaux de Maurice. Ne craignez-vous pas que ce contre-temps ait des répercussions sur l?organisation ?

? Oui et non. Nous avions prévu de faire certaines choses dans le cadre des Internationaux de Maurice, mais qui ne pourront être concrétisées, faute de temps. Il faut savoir que bon nombre de sponsors nous ont fait comprendre qu?ils ne pourront nous aider en si peu de temps.

Sans vouloir nous flatter, nous avons quand même l?expérience des grands événements pour avoir organisé, en 2006, les préliminaires de la Thomas & Uber Cup et les Championnats d?Afrique l?année dernière. Nous connaissons, donc, les rouages.

J?apprécie, également, le soutien de tous les stakeholders, dont le ministère de la Jeunesse et des Sports, qui est revenu à de meilleurs sentiments après que le malentendu sur ce dossier a été dissipé, le MSC et les sponsors qui ont répondu favorablement. Nous allons, bientôt, entamer les négociations avec la MBC pour la diffusion des rencontres.

Je ne peux, donc, qu?être satisfait de la manière dont se déroulent les choses : Nous sommes sur la bonne voie.

Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, l?organisation des Championnats d?Afrique et des Internationaux de Maurice 2007 comportaient quand même quelques failles, bien que l?AMB se soit pris bien à l?avance?

? C?est une question d?expérience. Nous essayons de tirer des leçons de chaque compétition internationale que nous organisons pour mieux faire la prochaine fois. Mais, je suis conscient que nous n?aurons pas droit à l?erreur, cette année, avec la visite du président de la Badminton World Federation (BWF), le Dr Kang Young Joong. Je dois avouer que je suis, agréablement, surpris d?apprendre qu?il sera à Maurice pour l?occasion. Nous allons en profiter pour lui faire part de nos attentes sur certains projets.

Avez-vous le soutien total de vos membres pour l?organisation de ces événements ?

? Je ne vais pas vous le cacher. Je n?ai pas le soutien de tous mes membres. Mais j?ai quand même réussi à mettre sur pied une équipe organisationnelle, composée de certains dirigeants, mais, aussi, de gens qui ne font pas partie de l?exécutif. À chacun sa conscience. Les membres doivent savoir qu?ils sont là pour servir l?intérêt du badminton et celui de l?AMB. Même si nous ne pouvons compter sur certains pour l?organisation, j?espère qu?ils brilleront par leur présence durant la compétition. C?est important qu?ils soient là.

Quelles seront les retombées des préliminaires de la Thomas & Uber pour Maurice ?

? Cette compétition est venue out of the blue. C?est la conjoncture politique au Kenya qui a fait, si vous voulez, le bonheur de Maurice. Le fait d?avoir pu relever le défi en deux semaines sera, quand un même, un point positif pour notre île. D?autant plus que cet événement sera marqué par la présence du président de la BWF. Cela pourrait jouer en notre faveur étant donné que nous sommes dans la course pour l?organisation des Championnats du monde juniors, l?année prochaine.

Et puis, nous pourrons profiter de la présence du Dr Kang Young Joong pour relancer l?idée de faire de Maurice un centre régional d?entraînement pour l?Afrique. J?ai pu comprendre que le président de la BWF est un homme d?affaires très influent.

Il est aussi un ami proche du président de la Corée du Sud. Nous allons voir dans quelle mesure il pourra nous aider.

« Je n?ai pas le soutien de tous mes membres. Mais j?ai quand même réussi à mettre sur pied une équipe organisationnelle, composée de certains dirigeants mais aussi de gens qui ne font pas partie de l?exécutif.»

Les deux formations mauriciennes avaient raté la qualification sur le fil, en 2006. Pensez-vous qu?elles pourront se racheter cette année ?

? Avant même de prendre la présidence, j?avais crié haut et fort que le badminton mauricien va mal. Plus de deux ans après, je constate qu?il est en train de couler. Je l?ai dit à plusieurs reprises et je le répète, il n?y a pas d?autres solutions que de recruter un DTN, pouvant agir, également, comme sparring-partner pour rehausser le niveau des joueurs. Lors des derniers Jeux d?Afrique, Maurice n?avait même pas atteint les demi-finales. Elle se situe actuellement entre la 5e et la 6e place. Or, il y a quelques années, elle figurait parmi les trois meilleures nations du badminton en Afrique. Ceci pour vous dire que même si les locaux n?atteignent pas les demi-finales, je ne serais nullement surpris. L?équation est simple : si on ne donne pas les facilités aux joueurs, je ne parle pas ici de volants et de courts, mais d?un encadrement de qualité avec, notamment, l?apport d?un entraîneur de calibre, les résultats ne suivront pas. Au risque de me répéter, sans le soutien d?un DTN, nous n?arriverons pas à produire des joueurs de la trempe d?Eddy Clarisse.

Quels sont les pays qui sont attendus pour les préliminaires de la Thomas & Uber Cup ?

? Selon le secrétaire de la CAB, Raj Gaya, nous devrions avoir sept à huit pays participants. Mais connaissant les pays africains, il est préférable d?attendre qu?ils soient là.

Parlons des Internationaux de Maurice? Vous disiez, plus haut, que vous n?avez pu compter sur le soutien de certains sponsors. Comment allez-vous faire pour financer l?organisation ?

? Etant donné que cette compétition figure sur notre calendrier, nous avons déjà prévu un budget à cet effet. Nous avons suffisamment de moyens pour nous assurer que ce rendez-vous se déroule dans les meilleures conditions.

Ce tournoi qualificatif pour les Jeux olympiques de Beijing 2008, sera-t-il doté d?un ?cash prize? comme l?an dernier ?

? Nous n?avons pas prévu de cash prize cette année, mais nous avons quand même réfléchi à autre chose. Malheureusement, nous ne pourrons pas compter sur le soutien de notre sponsor cette fois, en raison du court laps de temps.

Le changement de dates, puisque cette compétition était initialement programmée pour le mois de mars, n?aura-t-il pas de conséquences sur la participation ?

? Nous prenons, en effet, un risque. Mais je ne dirais pas que la compétition souffrira en termes du nombre de participants puisque les Africains resteront pour cette manifestation. La qualité pourrait, néanmoins, en faire les frais. Nous sommes conscients qu?en cette période de qualification olympique, les joueurs pourraient être pris ailleurs.

Mais il fallait sauver la face vis-à-vis de la fédération internationale. C?est pour cela que nous avons accepté de voler à la rescousse de la CAB. L?Afrique aurait été le seul continent à ne pas avoir de représentants à la finale de la Thomas & Uber Cup prévue en mai en Indonésie, si nous n?avions pas accepté de jouer le jeu.

Le mot de la fin?

? Je fais un appel au public pour qu?il vienne en grand nombre. C?est une occasion en or pour voir en action des joueurs de calibre. J?invite, également, tous les stakeholders qui désirent aider le badminton local à se joindre à nous. Je remercie nos partenaires pour leur soutien, dont la presse qui, je l?espère, ne se montrera pas trop sévère envers nous compte tenu du contexte dans lequel nous organisons ces compétitions.

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