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Nos salles de classe trop remplies ?

19 mars 2008, 20:00

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Le ratio idéal pour une bonne classe ? 25 à 30 élèves selon les enseignants. Ce qui est loin d?être le cas, dans nos écoles et collèges actuellement. Si l?ampleur du problème n?est pas le même que l?on se situe du point de vue du statisticien ou du syndicaliste, son existence n?est toutefois pas niée.

Dans un rapport, l?Education Statistics du Central Statistical Office (CSO) de 2007, il est écrit que la moyenne dans nos collèges est de 16 élèves pour un professeur. Mais ce n?est là qu?une statistique. Pour Narendranath Gopee, président de la Government Secondary Teachers Union (GSSTU), ce chiffre ne reflète aucunement la réalité dans nos collèges. Selon lui, la méthode utilisée n?est pas appropriée pour ce genre de situation. «Il y a des filières qui ont plus de succès que d?autres. Comptabiliser le nombre d?étudiants et le diviser par le nombre d?enseignants ne peut donner une idée exacte du problème. C?est sûr qu?il y a des classes vides et d?autres pleines à craquer.» Pour le président de la GSSTU, il faudrait faire le calcul filière par filière. Il affirme que la situation dans nos collèges d?Etat est inquiétante. «Dans certains collèges d?Etat, nous dit-il, il y a des classes avec plus de 50 élèves».

La solution serait, pour lui, d?ouvrir d?autres sections dans les collèges. Et aussi de recruter d?avantage d?enseignants et ainsi, diviser les classes trop remplies en deux. Et pour appuyer son point, il explique que ce ne sont pas les salles de classes ne manquent pas dans de nombreux établissements.

Dans le secondaire privé, semble-t-il, le problème ne serait pas si grave ? ce serait même l?inverse. «Le nombre d?élèves dans les collèges privés est en diminution», nous dit Yahya Paraouty, président de la Union of Private Secondary Education Employees.

<B>Utiliser l?informatique</B>

Pour Vinod Seegum, président du Government Teachers Union, le problème existe dans aussi dans le primaire. «Des écoles dites d?élite ont parfois des classes avec 40 à 45 élèves». C?est le non-respect des catchment area qui en est la cause, dit-il, proposant la construction ou encore, l?agrandissement des bâtiments. Aussi, combattre les préjugés que certains parents ont sur des écoles se trouvant dans leur région, dit-il.

Prem Burton, ancien Directeur de la Private Secondary Schools Authority, ne généralise, lui, pas le problème. «Dans certaines écoles c?est raisonnable alors que d?autre c?est vraiment au détriment de l?élève.» Pour corriger le travail et ainsi porter une attention particulière aux élèves est difficile. «Mais, nous lâche-t-il, il ne faut pas oublier les classes de leçons particulières où il y plus de 40 élèves parfois».

Pour le ministre de l?Education, Dharam Gokhool, le problème au niveau du primaire se résume à environ 20 écoles qui sont très demandées. La moyenne, selon ses chiffres, est de 28/1, mais il estime que même avec 40 élèves ou plus, il est possible de maintenir la qualité de l?enseignement : «Il suffit de se donner les moyens et de changer d?approche pédagogique. Utiliser l?informatique, par exemple.» Selon lui, il faut relativiser les choses. «L?île Maurice n?est pas les USA. Il faut tenir compte de notre niveau de développement.»

Des études démographiques sont faites par l?Education sur l?offre et la demande qui varie continuellement dans certaines écoles. «Ainsi, annonce le ministre, des écoles pourront être construites, comme à Belle-Mare, pour justement répondre à la demande.

<B>MCCL</B>

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