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Nos aires marines protégées
Au sein des pays de la Commission océan Indien (Comores, Madagascar, Maurice, France et les Seychelles), il existe actuellement 26 aires marines protégées (AMP), totalisant environ 1 350 km2. Treize autres projets de création sont dans les cartons. Derrière l?appellation AMP, les différences de statuts sont énormes.
Ainsi, on dénombre neuf grandes aires marines de type Parc. Celles-ci ont pour vocation la protection de la biodiversité ainsi que le développement durable. La plus importante se situe à Mohéli (400 km2). Suivent ensuite des aires marines de petite taille vouées à la protection d?une espèce ou d?un habitat donné.
Enfin, troisième type de protection, des aires destinées à limiter la pression de pêche. La création d?un réseau régional des aires marines protégées a été acceptée au cours du Conseil des ministres des Affaires étrangères de la COI en janvier 2005. L?objectif affiché n?est autre que «contribuer au maintien de la biodiversité et des ressources marines et côtières de l?éco-région de l?océan Indien occidental, au travers d?un réseau régional cohérent d?aires marines protégées gérées efficacement».
Ce réseau, sous la houlette de la WWF maître d??uvre choisi par la COI, se met doucement en place. Les échanges d?expériences entre gestionnaires et associations marchent bien, mais il reste encore bon nombre de jalons à poser pour assurer la préservation du patrimoine exceptionnel de la COI.
Ainsi, la WWF recense : «Des sites essentiels pour les espèces phare ne sont pas encore protégés comme le nord de Madagascar pour le dugong ; très peu d?AMP sont inscrites aux conventions internationales ; l?implantation des AMP s?est faite sans vision régionale?»
Ces enjeux seront présentés lors d?une conférence à Saint-Leu le 7 juin.
Source : Journal de l?île
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