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Nigeria : le président agite le spectre de la guerre civile
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Nigeria : le président agite le spectre de la guerre civile
Le président nigérian, Goodluck Jonathan, a déclaré, jeudi, que les émeutes postélectorales actuelles évoquaient les événements qui ont conduit à la guerre civile de 1967 ou guerre du Biafra, ajoutant que la sécurité avait été renforcée dans tout le pays.
En 1967, la sécession et la proclamation d''''une ''République du Biafra'' avait déclenché une guerre civile, jusqu''en janvier 1970, qui a fait plus d''un million de morts. Les émeutes qui secouent depuis dimanche soir la moitié nord du pays à dominante musulmane, au lendemain de l''élection présidentielle qui a vu la victoire de Goodluck Jonathan, un chrétien du Sud, ont fait plus de deux cents morts, selon l''ONG Civil Rights Congress.
Côte d’Ivoire : la bataille d''Abidjan continue
Dix jours après l''arrestation de l''ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, la bataille d''Abidjan continue, notamment à l’ouest de la ville.Alors que la plupart des habitants de la capitale économique reprennent progressivement le rythme d''une vie presque normale, dans le quartier de Yopougon, à l''ouest de la ville, des centaines de milliers d''Ivoiriens isolés, encerclés, étaient toujours plongés dans la guerre, mercredi 20 avril.
Plusieurs centaines, voire milliers, de miliciens armés par l''ancien président Laurent Gbagbo résistent toujours aux assauts des Forces républicaines de Côte d''Ivoire (FRCI) qui soutiennent le président Ouattara. Les FRCI tiennent solidement l''axe routier, comme tout le reste du pays ou presque. « Les 2 000 à 3 000 miliciens et mercenaires présents sont donc piégés, la mer d''un côté, les FRCI de l''autre », commente le colonel Gaoussou.
Libye : sept morts dans un raid de l''Otan sur Tripoli
Sept personnes ont été tuées et 18 autres blessées dans un raid de l''Otan contre le quartier de Khallat al Farjan dans la capitale libyenne Tripoli, a rapporté jeudi matin la télévision d''Etat libyenne. Les appareils de la coalition occidentale ont tiré quatre missiles contre ce quartier, détruisant plusieurs habitations, a rapporté la chaîne Al Jamahiriyah. Ces informations n''ont pas pu être vérifiées pour l''instant. Un peu plus tard, l''Otan a bombardé des objectifs situés dans la ville de Gharyan, au sud de Tripoli, a ajouté la chaîne en citant un porte-parole militaire. Là aussi, selon cette chaîne, plusieurs personnes ont été tuées ou blessées et des maisons ont été détruites.
Syrie : des forces se déploient dans les rues de Homs
Des policiers syriens en civil, armés de fusils AK-47, se sont déployés dans la nuit de mercredi à jeudi dans les rues de la grande ville de Homs, où est prévue une nouvelle journée de grèves, a rapporté un témoin. Cette ville de plus d''un million d''habitants, située dans le centre de la Syrie à 165 km au nord de Damas, est devenue depuis quelques jours l''un des foyers de la contestation contre le régime du président Bachar al Assad.
Le président Assad a tenté d''apaiser le mécontentement populaire en ordonnant à son gouvernement de lever l''état d''urgence en vigueur depuis 1963, mais selon des personnalités de l''opposition, la décision, que le gouvernement a entérinée mardi, n''arrêtera pas la répression. Plus de 200 personnes ont été tuées en Syrie depuis le commencement des manifestations, selon  des organisations de défense des droits de l''homme.
Un opposant bahreïni devant par un tribunal militaire
Un militant des droits de l''homme en vue à Bahreïn, arrêté comme plusieurs centaines d''opposants dans le cadre de la répression des manifestations qui agitent le royaume depuis le mois dernier, a comparu jeudi devant un tribunal militaire, selon sa fille. Abdulhadi al Khaouadja a été arrêté ce mois-ci avec deux de ses gendres. Exilé pendant douze ans, Abdulhadi al Khaouadja a été autorisé à rentrer dans son pays il y a plusieurs années dans le cadre d''une amnistie. Arrêté en 2004 pour dissidence, il a ensuite été gracié.
Depuis le mois dernier, la monarchie sunnite des Khalifa, qui règne depuis plus de deux siècles, fait face à une contestation sans précédent de la part de la majorité chiite. Craignant la contagion, les Emirats arabes unis et l''Arabie saoudite, partenaires de Bahreïn avec le Qatar, le Koweït et Oman dans le Conseil de coopération du Golfe (CCG), ont dépêché troupes et policiers chez leur petit voisin insulaire.
 
 
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