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2 mai 2008, 00:00

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<B>Une protéine humaine pour combattre le sida</B>

Une protéine humaine pourrait ouvrir une nouvelle voie pour combattre le rétrovirus responsable du sida (VIH). Ceci en neutralisant la résistance du pathogène aux antirétroviraux. Ce sont les résultats des travaux publiés cette semaine aux États-Unis.

Les chercheurs indiquent avoir bloqué une infection avec le VIH dans une éprouvette en désactivant une protéine humaine appelée ITK active dans les lymphocytes T, des cellules immunitaires-clés de l?organisme. Ces scientifiques ont découvert qu?en agissant sur la protéine ITK (interleukine-2-inducible T cell kinase), ils pouvaient bloquer l?infection par le VIH des cellules immunitaires humaines.

La protéine ITK active les lymphocytes T dans le mécanisme normal de réponse immunitaire de l?organisme humain, explique le Dr Pamela Schwartzberg, de l?Institut national américain de recherche sur le génome humain, principal auteur de cette recherche.

Contrairement aux protéines du virus VIH, la protéine ITK connaît très peu de mutations, souligne-t-elle, ce qui explique le récent intérêt de la communauté de la recherche à développer des traitements pour la neutraliser.

Tenter de contrer le virus VIH qui mute rapidement en prescrivant des combinaisons de médicaments et en changeant de traitements peut en effet accroître le risque d?effets toxiques et n?est pas toujours couronné de succès, souligne ce médecin.

Quand le VIH entre dans l?organisme, il infecte les cellules lymphocytaires T et prend le contrôle du mécanisme de défense, ce qui permet au virus de produire des copies de lui-même. L?infection finit par compromettre l?ensemble du système immunitaire provoquant le sida. Ces travaux montrent que si la protéine ITK n?est pas active, le virus du sida ne peut pas efficacement utiliser les cellules lymphocytaires T pour se reproduire, ce qui ralentit, voire bloque, sa propagation.

<B>Le coca mauvais pour les os</B>

Une nouvelle étude publiée dans l?American Journal of Clinical Nutrition met en garde contre la consommation régulière de cola. Motif : celui-ci provoquerait une baisse de la densité minérale osseuse et augmenterait le risque d?ostéoporose chez les femmes.

Les chercheurs de l?université de Tufts aux États-Unis ont mesuré la densité minérale osseuse de 2 500 personnes âgées d?environ 60 ans tout en leur demandant si elles buvaient du coca régulièrement. Résultat : les femmes qui déclarent boire quatre verres de cola par semaine ont une densité minérale osseuse plus faible que celles qui n?en boivent pas. Par contre le cola décaféiné n?induirait pas de baisse de la densité minérale osseuse. Chez les hommes, il n?y aurait pas de lien entre la consommation de soda et le risque d?ostéoporose.

Comment le cola peut-il favoriser l?ostéoporose ? Pas encore de réponse mais des hypothèses. Première hypothèse : les sodas sont consommés au détriment des laitages pourvoyeurs de calcium. Deuxième hypothèse : la caféine dans le coca est responsable de la baisse de densité osseuse. Cette hypothèse est accréditée par le fait que les consommatrices de cola décaféiné ne voient pas leur risque d?ostéoporose augmenter. Troisième hypothèse : l?acide phosphorique dans le coca serait le coupable. Cette substance exerce un effet acidifiant contre lequel l?organisme va lutter en puisant des citrates de calcium basifiants dans les os, ce qui diminue la densité osseuse.

Ces résultats sont inquiétants pour les enfants, souvent de gros consommateurs de sodas. En effet, il existe des preuves que les enfants buveurs de cola ont aussi une densité minérale osseuse plus faible que la normale et donc ont davantage de risques de souffrir d?ostéoporose plus tard.

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