Publicité

Nayika, humanité essoufflée

10 décembre 2003, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Violence et allégresse. Une humanité tourmentée puis enjouée. Des scènes de viol, de vol, de toxico en manque, contre-balancées par des parades amoureuses ou des ensembles visuellement au point. Le but de cette recherche en danse contemporaine est ?de ressentir plutôt que de comprendre?, prévient Sanedhip Bhimjee quelques heures avant la création de Nayika, hier soir au Plaza.

Le spectacle, parrainé par le ministère des Droits de la femme, s?inspire du sanskrit signifiant : facettes de la femme. Des déviances et des bons côtés de la nature humaine mis en perspective par le couple chorégraphique de l?Art Academy : Anna Patten et Sanedhip Bhimjee, soutenu pour la scénographie par Patrick Pongahet. Au finale : une dizaine de tableaux conjuguant profusion de couleurs et mouvements.

Blanc cassé de la femme physiquement brutalisée, fuchsia de la courtisane simulant le sentiment amoureux. Lourd brocart doré de la déesse guerrière qui s?avance, les yeux révulsés. Alliant le maintien travaillé du kathak à cet abandon du corps ? comme en transe ? caractéristique de la danse africaine (les seize danseurs du Ballet Indigocean ont su tirer le parti artistique de la bestialité). Suffisamment en tout cas pour susciter une ?standing ovation? de la part des invités triés sur le volet du ministère des Droits de la femme présents au théâtre hier.

Nayika sera présenté à la Réunion le 8 mars 2004, à l?invitation du Conseil général de la Réunion et de l?office départemental de la Culture de l?île s?ur. A quand une représentation grand public localement ?

Publicité