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National Pay Council : La tension
Cinq syndicalistes siégeront au sein du National Pay Council (NPC), organisme chargé de déterminer la compensation salariale annuelle. Le gouvernement a procédé, hier, à leur nomination. Cela, alors que les fédérations syndicales avaient refusé d?y siéger. Le NPC tiendra sa première réunion d?ici deux semaines.
Les syndicats protestent contre le fait que le taux d?inflation ne sera pas le seul facteur qui déterminera le quantum de la compensation salariale. La productivité et la capacité des entreprises à payer seront aussi prises en compte.
Mais malgré le mot d?ordre de boycott lancé par les dirigeants des fédérations syndicales, cinq syndicalistes ont accepté de siéger au sein de ce comité tripartite qui sera présidé par Sen Ramsamy. Il s?agit de Yusuf Sooklall, président de la Free Democratic Unions Federation (FDUF), de Fritz Thomas, secrétaire général de l?Electrical & Mechanical Workers Union, de Dewan Quedou, président de la WasteWater Management Autho-rity Employees Union et de Radhakrishna Somanah, membre de l?University of Mauritius Academic Staff Union.
Les dirigeants des fédérations syndicales dont ceux de la National Trade Union Confederation, du Mauritius Trade Union Congress, du Mauritius Labour Congress, de la Federation of Civil Service and Other Unions, de la Federation of Progressive Unions, de la General Workers? Federation, de la State Employees? Federation, de la Federation of Free Workers et de la Fédération des travailleurs unis se réunissent aujourd?hui pour décider de la marche à suivre.
Dans une déclaration à l?express, hier, Tulsiraj Benydin, porte-parole de la plate-forme syndicale, affirme que le gouvernement a voulu «sauver la face» après la résistance des dirigeants des fédérations syndicales. Selon lui, les syndicalistes qui siègeront au sein de ce comité sont «des proches de l?Alliance sociale». «Je cite, entre autres, Yusuf Sooklall, Fritz Thomas et Ramesh Maudhoo. Ces syndicalistes ne sont même pas représentatifs des syndicats», ajoute Tulsiraj Benydin. Ce dernier estime que la classe des travailleurs payera les pots cassés car les «employeurs seront en majorité au sein du NPC».
La plate-forme syndicale compte envoyer une lettre au Bureau international du travail pour protester contre cette façon de procéder. Jane Ragoo, porte-parole de la Federation of Progressive Unions (FPU), qualifie de «catastrophe pour la démocratie» le choix de ces cinq représentants des travailleurs. Alors que Reaz Chuttoo, de la FPU, affirme que «Yusuf Sooklall était sur l?estrade de l?Alliance sociale durant la campagne électorale, Fritz Thomas est membre du Parti travailliste et Ramesh Maudhoo est un proche de Madun Dulloo.»
Réagissant à sa nomination, de Rodrigues, Yusuf Sooklall explique qu?il a accepté de siéger au sein du NPC pour que la «classe des travailleurs ait voix au chapitre» pour la détermination de la compensation salariale annuelle. «Il y avait un choix à faire. Je l?ai fait», déclare-t-il.
Dans une déclaration à l?express, hier, Ramesh Maudhoo déclare qu?il n?est pas «un yes man. Je vais défendre les travailleurs en mon âme et conscience au sein de ce comité. Pourquoi ne pas donner la chance au NPC de faire ses preuves ?»
Le Conseil des ministres d?hier a aussi pris note de la composition du reste du comité. La classe patronale sera représentée par Mookeshwarsing Gopal, président de la Mauritius Employers? Federation (MEF), Azad Jeetun, directeur de la MEF, Patrice Legris, Chief Executive de l?Association des hôteliers et restaurateurs de l?île Maurice, Danielle Wong, directrice de la Mauritius Exports Processing Zone Association et Patrick Rivalland, Senior Manager, Finance & Administration Phoenix Beverages Group.
Suresh Chandre Seeballuck, chef de la fonction publique représente le gouvernement de même qu?Ali Mansoor, secrétaire financier, Lutchmee Ramsamy, secrétaire permanent du ministère du Travail et deux Chief Executive Officers aux ministères de l?Éducation et de l?Industrie.
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