Publicité
Natascha Kampusch toujours pas libre
Natascha Kampusch, la jeune Autrichienne séquestrée pendant huit ans dans une villa de la banlieue de Vienne, a déclaré qu?elle ne se sentait toujours pas libre, sept semaines après avoir échappé à son ravisseur, dans deux entretiens publiés le 10 octobre à Vienne.
« Libre ? Non, je ne le suis pas, au contraire, j?ai beaucoup de responsabilités », a-t-elle déclaré au quotidien viennois Kurier, tout en ajoutant qu?elle était ravie d?être occupée et que l?idée de ne rien avoir à faire était pour elle « une notion effrayante ».
Au journal Der Standard, la jeune fille, qui avait disparu en se rendant à l?école en 1998 alors qu?elle avait dix ans, s?est dite gênée « par les personnes bruyantes et les foules », précisant qu?elle utilisait souvent des protections auditives.
Le démenti des rumeurs
Elle a aussi démenti les rumeurs diverses qui ont circulé sur elle, sa mère et son ravisseur, Wolfgang Priklopil, 44 ans, qui s?est jeté sous un train peu après son évasion : « Les théories du complot ont toujours existé. Elvis (Presley) est apparemment toujours vivant ! Et moi, j?étais dans un vaisseau spatial pendant toutes ces années ! », a-t-elle commenté ironiquement.
Natascha Kampusch s?est également déclarée « ennuyée à l?idée que beaucoup de gens pensent qu'(elle) est manipulée » par son équipe de psychologues et de médecins.
« Au moins, la presse de qualité reproduit ce que je dis, mais la presse à scandales fait parler d?autres gens? J?apprécie que les journalistes (s?en tiennent aux faits) et ne se livrent pas à des interprétations », a ajouté la jeune femme? qui songe cependant à devenir journaliste.
Elle a aussi indiqué qu?elle souhaitait acheter la maison de Strasshof, à 25 km au nord-est de Vienne où elle a été séquestrée pendant ces huit ans : « Comme ça, les gens n?en feront ni une curiosité, ni un lieu de pèlerinage où vous pouvez acheter des cendriers ou des tasses à café. » Elle souhaite, à ce titre, rencontrer la mère de son ravisseur. « Je voudrais laisser la maison à Mme Priklopil (mère). Je vais la rencontrer le moment venu », affirme-t-elle au Kurier. Interrogée sur ses souhaits, la jeune fille en a formulé deux : « Ne plus voir de journalistes fouineurs et devenir journaliste ou romancière ».
Le Nouvel Observateur
Publicité
Publicité
Les plus récents