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Nassir Arzamkhan, un homme d?affaires qui fonce
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Nassir Arzamkhan, un homme d?affaires qui fonce
« Là où il y a un créneau, il faut saisir sa chance. C?est ma devise et j?aimerais que d?autres Mauriciens pensent comme moi. Qu?ils guettent les opportunités et qu?ils foncent, car il y a de la place pour tout le monde dans les affaires surtout en Afrique. Mon nom est Nassir Arzamkhan. Je suis Mauricien. Au départ, j?ai investi dans le textile, plus précisément dans les pulls. Mais un mauvais vent a soufflé, j?ai perdu beaucoup d?argent dans ce domaine. En 1996, le président du Tchad, que j?avais rencontré lors du sommet de la francophonie en 1993, m?a invité à venir m?installer dans son pays. J?y suis allé en repérages et après plusieurs voyages, nous avons décidé, ma famille et moi, de nous installer en Afrique. De tout recommencer à zéro.
Le Tchad était un pays où il y avait tout à faire, on a donc fait nos bagages avec un risque, mais il était calculé. Aujourd?hui, je jongle entre plusieurs fonctions. Je suis le consul honoraire de l?Inde au Tchad, je gère une société de consultant, je possède une culture de riz à grande échelle, je suis représentant de l?ex-DCDM. Je suis aussi propriétaire du Sahel, un hôtel de 60 chambres. Ma clientèle est surtout composée d?hommes d?affaires.
Là, je sors d?une mission au Mozambique. Je compte y ouvrir une usine qui fabriquerait de la poudre de coco. C?est un pays où il y a beaucoup de cocotiers, mais il exporte cette matière première en Inde pour qu?elle y soit reconvertie. Il y avait donc là un créneau à exploiter, je m?y lance avec d?autres partenaires. Nous comptons exporter le produit fini ensuite vers l?Afrique du Sud, les pays du Golfe et Maurice. Plus tard, on pourra peut-être diversifier. Il y a plein de choses à faire en Afrique. Dans quelques années, le pouvoir d?achat des gens va augmenter et c?est maintenant qu?il faut investir. Contrairement à ce qu?on peut penser, il y a une qualité de vie. Au Tchad, les légumes que nous consommons sont bio, le poulet n?est pas dopé d?hormones, vous avez un bon niveau social, surtout si vous êtes expatrié. Mes enfants fréquentent une école française et il y a moins de tentations. Mais je reste profondément Mauricien, je lis nos journaux tous les matins et je compte bien revenir quand je serai à la retraite.
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