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Négociations pour la vente de sucre raffiné
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Négociations pour la vente de sucre raffiné
Devant les menaces externes qui pèsent sur l?exportation du sucre, le Syndicat des sucres (SDS) mise sur les nouveaux partenaires commerciaux européens avec qui il est en négociation. S?il est vrai que des contacts ont été établis avec une dizaine d?entre eux, les négociations sont toutefois en cours avec au moins quatre pour la vente du sucre raffiné sur le marché européen.
Le SDS attend toutefois les résultats des discussions entre le gouvernement et les sucriers avant de s?engager dans la phase finale des négociations. D?autant plus que ces partenaires souhaitent obtenir un engagement plus ferme de la part de Maurice affirmant que le pays a les capacités de les approvisionner en sucre blanc. Cela afin qu?ils puissent établir les contrats avec les clients pour les prochaines années.
Le temps presse
?Nous espérons pouvoir finaliser les discussions au cours du troisième trimestre de cette année pour leur permettre de conclure des contrats d?achats de sucres avec leurs clients le plus rapidement possible?, déclare Jean Noël Humbert, chief executive officer (CEO) du SDS.
?Car il y a des signaux intéressants de la part du gouvernement pour la poursuite du dialogue sur le dossier sucre. Nous espérons pouvoir donner d?ici fin décembre des assurances à nos éventuels partenaires commerciaux. Maurice a besoin de partenaires pour acheter son sucre. Sinon, ils vont évidemment se tourner vers d?autres fournisseurs.?
Or le temps presse. La baisse du prix et la perte de la protection dont bénéficie notre sucre sont autant de graves menaces pour la production sucrière mauricienne.
Une véritable course contre la montre devra donc être engagée pour que les raffineries mauriciennes soient prêtes en 2009 afin de bénéficier du prix plus rémunérateur de 20 % du sucre raffiné par rapport au sucre roux et de pallier la baisse du prix du sucre qui aura atteint 36 %.
Le plan de FUEL prévoit des investissements de Rs 800 millions pour la raffinerie de sucre blanc. Mais ces investissements, comme ceux de Savannah, dépendent du feu vert du gouvernement pour la centralisation. Savannah compte produire 170 000 tonnes de sucre blanc par an.
Les opportunités pour Maurice résident dans la production du sucre blanc sur une grande échelle. Un fait sur lequel le gouvernement et le privé sont sur la même longueur d?onde.
Marché libre
D?autant qu?il est prévu que l?Europe sera déficitaire en sucres raffinés de quelque 3,5 millions de tonnes d?ici trois ans. La consommation européenne est estimée à 16,5 millions de tonnes annuellement alors que la production sera alors de 12,9 millions de tonnes. Raison à cela : Le nouveau régime sucre de l?Union européenne (UE) encourage les compagnies sucrières européennes les moins efficientes à cesser volontairement leurs productions. La demande de sucre blanc en Europe représente 99 % de la consommation de sucre en Europe.
La baisse du prix du sucre n?est pas la seule menace qui pèse sur Maurice. S?y ajoute le libre accès en Europe du sucre des pays les moins avancés (PMA), et la concurrence des pays non-PMA du bloc ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique) qui bénéficieront de nouvelles quantités d?accès jusqu?en 2009.
Le 1er octobre 2009 marquera la fin des garanties d?accès pour le sucre mauricien. Trois ans plus tard, en octobre 2012, ce sera la fin du prix garanti pour notre sucre vers l?Europe. Et en 2015, ce sera le marché libre en Europe, donc plus aucune protection pour le sucre mauricien.
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