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Musique, danse et tai-chi pour changer
Le New Educational College a survécu contre vents et marées pendant 45 ans grâce à sa capacité d?innover. Depuis janvier 2005, cette institution scolaire de Bel-Air-Rivière-Sèche enseigne la musique et la danse indienne kathak. Comme Jean-Nöel Ladouce, prof de saxophone et de flûte, est également moniteur de tai-chi, le collège en a profité pour initier également ses étudiants des form V et VI à cette gymnastique chinoise (constituée, d?après Le Petit Larousse, par un enchaînement lent de mouvements selon des schémas précis).
?Le tai-chi permet de combattre le stress et donne en même temps à ces étudiants, qui doivent prendre part à des examens très importants, une force intérieure?, explique Jean-Noël Ladouce.
Ramparsad Mungur, recteur du NEC, explique que le collège a fait beaucoup de démarches pour avoir les meilleurs profs de musique et de danse. Jean-Noël Ladouce s?est classé parmi les dix meilleurs musiciens à faire partie de l?orchestre formé pour le MASA Award, prévu le 29 juillet. ?Je suis un musicien autodidacte. J?ai commencé avec la flûte il y a 20 ans et j?ai aussi joué dans l?orchestre de la police de 1996 à 2001. Je joue du saxophone depuis 1995?, confie Jean-Noël Ladouce.
Sajinee Bappoo donne des cours de sitar. Détentrice d?un diplôme de l?Institut Mahatma Gandhi depuis 1990, elle a participé à plusieurs émissions musicales à la télé. ?Il faut au moins une année à ces élèves pour avoir une notion de base du sitar. Cet instrument musical coûte cher, entre Rs 5 000 et Rs 8 000 et il n?est pas donné à tout élève d?avoir les moyens d?en acheter pour se perfectionner?, explique-t-elle.
Melina Appadoo et Savita Beedassee, enseignantes dans le secteur pré-professionnel, font leurs élèves suivre des cours de musique deux fois par semaine.
La danse kathak est enseignée par Reetina Dhawotal, une diplômée initiée au Chandigarh, en Inde, par la célèbre danseuse Shobha Koser. Elle avait reçu au préalable une formation au Indira Gandhi Cultural Centre et au MGI. ?Je donne aussi des cours de kathak à temps partiel au MGI?, précise-t-elle.
Les arts ménagers (Home Economics) occupent aussi une bonne place dans le cursus scolaire du NEC. ?Nous encourageons les étudiants à préparer des gâteaux pour des élèves du primaire et à faire des dons?, confie le recteur.
Jessica Lieutier, une ancienne étudiante du NEC, enseigne aujourd?hui les Home Economics au collège. Elle déborde d?enthousiasme et adore préparer de succulents gâteaux et des mets variés.
Mercredi, le NEC a organisé la dixième édition de son concours de dessins inter-écoles primaires. 130 élèves de Standard III à VI de 12 écoles de la région y ont pris part. ?Nous allons primer les trois meilleures écoles dans les deux catégories. Ensuite, nous allons désigner la meilleure école?, explique Ramparsad Mungur.
Le NEC compte 900 étudiants et étudiantes.
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