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Musharraf prône la guerre sainte contre l?extrémisme
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Musharraf prône la guerre sainte contre l?extrémisme
Pervez Musharraf, chef de l?Etat pakistanais, a lancé jeudi un appel à la guerre sainte contre le radicalisme islamiste et a annoncé une série d?initiatives pour contrôler plus étroitement les écoles coraniques et les formations religieuses. «Je vous exhorte, vous, mes concitoyens, à mener le djihad contre l?extrémisme et à vous dresser contre ceux qui répandent la haine et le chaos au sein de la société», a déclaré le général-président lors d?une allocution télévisée, prononcée au terme d?un vaste coup de filet dans les milieux islamistes après les attentats qui ont fait 56 morts à Londres le 7 juillet. Au cours de la semaine écoulée, 300 personnes ont été interpellées, ce qui a amené l?opposition à lancer un appel à manifester ce vendredi.
Plusieurs diplomates britanniques et une partie de la presse pakistanaise affirment toutefois qu?aucune de ces arrestations n?est liée aux attentats de Londres. Peter Wilson, conseiller politique à l?ambassade britannique à Islamabad, a ainsi déclaré jeudi à Reuters que les services de sécurité pakistanais n?avaient procédé à aucune arrestation significative ces dernières 48 heures. D?autres médias ont cité le Haut commissaire Mark Lyall-Grant, qui estime pour sa part qu?aucun suspect sérieux n?a été interpellé au Pakistan depuis le 7 juillet.
Musharraf a par ailleurs invité la Grande-Bretagne à «encourager et soutenir» la répression visant les milieux islamistes, au lieu de critiquer des arrestations jugées sans rapport avec les attentats de Londres. «Il y a beaucoup de travail à faire au Pakistan, au niveau interne. Et si je peux me permettre, j?ajoute qu?il y a également beaucoup à faire en Angleterre», a-t-il souligné.
«BEAUCOUP À FAIRE EN ANGLETERRE»
Si trois d?entre eux étaient originaires du Pakistan, les auteurs des attentats sont nées en Grande-Bretagne, où les mouvements extrémistes sont également présents, a insisté le chef de l?Etat.
Toutes les madrasas (écoles coraniques) pakistanaises, considérées comme le terreau des thèses extrémistes, devront se signaler auprès des autorités avant décembre, a poursuivi Musharraf, assurant par ailleurs que son administration veillerait à ce que les formations radicales interdites ne puissent se reformer sous d?autre noms.
Les publications qui se font l?écho des thèses radicales seront également visées, a-t-il ajouté. Alors qu?il s?exprimait à la télévision, les services de sécurité pakistanais procédaient à Lahore à l?arrestation de Hakeem Ehsan Jigranwi, président pour le Pendjab de l?organisation islamiste Hizb ut-Tahrir (Parti de la libération).
Simon CAMERON-MOORE
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