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Moyens à l?étude pour rendre l?internet plus accessible

23 août 2005, 00:00

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Broadband Mauritius reste dans les hangars à cause des tarifs trop élevés. Avec seulement 3 000 abonnés à l?ADSL sur quelque 70 000 abonnés, l?internet rapide fait pâle figure par rapport aux pays développés où plus de 50 % des abonnés se sont convertis au haut débit.

Pour démocratiser davantage l?accès, le gouvernement suit la voie tracée par le précédent régime. Plusieurs options sont explorées pour baisser les frais d?abonnement à l?internet classique et à l?ADSL. Une première, qui aura un impact très relatif, est l?établissement d?un National Internet Exchange Point (NIEP). Ce souhait devrait rapidement se réaliser.

La seconde mesure, plus intéressante mais plus difficile à appliquer, concerne le câble South Africa Far East (SAFE). En enlevant à l?opérateur national la gestion du câble sous-marin à fibre optique reliant l?internet mauricien au reste du monde, l?État veut réduire les tarifs jugés prohibitifs de MT. Si cela se concrétise, un vieux rêve des opérateurs aura abouti.

L?objectif est de permettre un accès à l?internet haut débit à un meilleur tarif (on parle même de Rs 500 contre Rs 1 000 aujourd?hui). Cela donnera aussi aux entreprises engagées dans les Technologies de l?information et de la communication (Tic), et qui font un grand usage du SAFE, l?occasion de devenir plus compétitives. Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, pourrait annoncer cette mesure dans son programme de relance économique.? Si le SAFE devient moins cher, l?on peut commencer à parler d?une vraie démocratisation de l?internet. Cela réduira automatiquement l?abonnement à l?internet haut débit et rendra les centres d?appels plus productifs?, estime Didier Sam Fat, consultant en Tic.

Tarif trop élevé

Le régime sera cependant rapidement confronté au problème de son prédécesseur. Comment rendre le SAFE moins cher ? Depuis fin 2004, l?on parle de la création d?une compagnie étatique, comme MultiCarrier (Mtius) Ltd propriétaire des ondes locales, pour gérer le SAFE. Avant , il faut convaincre MT de céder le câble où elle a investi un milliard de roupies comme membre d?un consortium de 40 compagnies. MT détient l?exclusivité de l?exploitation jusqu?à fin 2007. Avec le souci de rentabiliser l?investissement , surtout chez l?actionnaire France Télécom , le tarif pratiqué reste élevé.

Actuellement, un opérateur doit payer $ 11 800 par mois pour une liaison de deux méga-octets par seconde. Beaucoup trop cher pour rester compétitif au plan mondial. ?Il faudra soit dédommager MT, soit racheter le SAFE?, estime Didier Sam Fat. Le précédent régime avait engagé un consultant indien pour chiffrer la somme à être payée à MT et organiser l?exercice. Cette fois, l?objectif est de passer rapidement à l?acte. Les négociations s?annoncent serrées...

En ce qui concerne le NIEP, cette mesure devrait être plus facile à mettre en pratique. Le privé a déjà pris la décision d?aller de l?avant avec ou sans le gouvernement. ?C?est une question de mois. Tous les fournisseurs d?accès à l?internet (FAI) sont déjà d?accord sur cette infrastructure?, indique Ganesh Ramalingum, président d?ACT, l?association regroupant les entreprises de Tic à Maurice.

Actuellement, lorsqu?un internaute à Maurice consulte un site web local, l?information monte sur le SAFE pour passer par Paris et revenir à Maurice. ?Ça prend du temps et ça coûte de l?argent au FAI?, souligne Ganesh Ramalingum.

En permettant l?échange d?informations localement à travers un NIEP, lorsque cela est nécessaire, une économie se fait au niveau du temps et des frais. Le précédent régime avait également pensé à établir un NIEP mais il n?a pas été de l?avant. La première mention a d?ailleurs été faite dans un policy paper datant de début 2001.

Dimanche, le ministre de la Technologie informatique et des Télécommunications, a déclaré lors du sommet des partenaires africains de Microsoft, que le NIEP deviendra réalité. ?Mettre en place cette structure n?est pas très compliqué et ne devrait pas dépasser le million de roupies. Des organisations étrangères sont disposées à la mettre en place gratuitement. Cela ne devrait donc pas être un grand problème pour le gouvernement?, indique Ganesh Ramalingum.

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