Publicité
Mouvement pour le 1er Mai : ?Pour une politique saine?
Par
Partager cet article
Mouvement pour le 1er Mai : ?Pour une politique saine?
Promouvoir une politique saine. Telle est la mission que s?est fixée le Mouvement pour le 1er Mai dirigé par Jack Bizlall. Celui-ci compte très prochainement lancer une campagne à travers l?île, a-t-il annoncé hier, lors d?un rassemblement à la salle des fêtes Royale à Rose-Hill
Lors de cette manifestation placée sous le signe de la fête du Travail, le syndicaliste a expliqué que le Mouvement pour le 1er Mai n?est pas encore prêt à présenter des candidats aux prochaines législatives du 3 juillet prochain. Il lui faudra ?attendre deux à trois ans? avant d?être en mesure de proposer un programme politique.
Ce qui n?empêche pas le fondateur du mouvement de livrer, entre-temps, ses réflexions sur la société mauricienne. Il ainsi présenté une ébauche de Toi et Moi, ou 250 pages sur la politique, la sexualité, l?avortement, les convictions religieuses ou la drogue. Il précise toutefois que ce livre ne constituera pas le manifeste du mouvement : il s?agit tout simplement, dit-il, de jeter les bases d?une réflexion pour un autre type de société.
Il estime que certains chapitres du livre risquent de choquer certaines susceptibilités, notamment en ce qui concerne son point de vue sur l?avortement. ?Peut-on empêcher une fille de se faire avorter si elle a été violée ?? se demande Jack Bizlall. Car pour lui, c?est en ouvrant le débat sur des sujets tabous que l?on arrivera à résoudre certains problèmes de société, dont la sexualité.
Sur ce chapitre, l?auteur de Toi et Moi écrit qu?un ?peuple brimé dans la sexualité ne peut prétendre aspirer au bonheur. La liberté et l?épanouissement sexuel déterminent le comportement de l?homme à plus d?un regard?.
Le livre, dont la couverture s?orne de cordes, sortira des presses dans trois à quatre semaines. Un deuxième livre intitulé Entre nous, suivra et portera les signatures des membres du Mouvement pour le 1er Mai.
Le rassemblement d?hier, qui a attiré une centaine de personnes, a aussi vu la participation de Raja Badhain et Dev Ramano. Raja Badhain a allégué qu?un emprunt de Rs 60 millions a été effectué dans une institution bancaire sans aucune garantie. Il a aussi donné sa version de l?affaire Sun Trust versus le gouvernement, expliquant comment le premier a obtenu gain de cause en Cour suprême.
Dev Ramano, lui, dit regretter que des politiciens de carrière ont aujourd?hui perdu leur idéologie. ?Ils s?agrippent aujourd?hui aux capitalistes?, affirme-t-il.
Publicité
Publicité
Les plus récents