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Mourir sur l?asphalte
Un énième accident de la route, une énième souffrance. Une énième campagne de sensibilisation, un énième article à la page 29. Prendre la route, c?est de plus en plus prendre des risques. Qu?on soit automobiliste, motocyliste, cycliste, piéton, on ne sait jamais si l?on rentrera chez soi sain et sauf. Depuis le début de l?année, 52 personnes ont laissé leur vie sur l?asphalte, et on ne compte pas les blessés. Le mois de mai a vu neuf accidents fatals et onze morts. Mais qu?importe. De toute façon, les chiffres ne rendent pas compte des souffrances individuelles et collectives. Et visiblement, la société peine à prendre la mesure du coût humain.
Les gens continuent à croire que cela n?arrive qu?aux autres. Ils brûlent un feu rouge parce qu?ils sont pressés, prennent le volant même s?ils sont ivres ou ensommeillés, enlèvent leur ceinture de sécurité dès que les policiers ne sont plus dans les environs. Il n?y a pas que les automobilistes. Il y a aussi ces personnes qui laissent traîner leurs chiens qui, à leur tour, harcèlent les motocyclistes, ces enfants qui courent dans la rue sans mesurer le danger, ces adultes qui jouent au foot et laissent leur ballon atterrir dans la rue.
La police a beau durcir son action et traquer ceux qui utilisent leur portable au volant. Les autorités ont beau émettre de nouvelles conditions du permis de conduire. On a beau augmenter les amendes contre les contrevenants. Rien n?y fait. On meurt toujours sur la route et souvent bêtement. C?est insensé que les souffrances humaines causées par les accidents ne soient pas une raison suffisante pour faire réagir. Dès maintenant !
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