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Mort d?un enfant : examen médical pour le suspect de 15 ans

6 février 2008, 00:00

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Les deux adolescents accusés d?avoir tué le petit Sunil Hookoom en 2003 ont comparu hier devant la cour intermédiaire. La victime était âgée de dix ans. Et les deux prévenus de neuf et dix ans respectivement. Ils font l?objet d?une accusation de coups et blessures entraînant la mort mais infligés sans intention de tuer. Ils sont défendus par Mes Gavin Glover et Jean Claude Bibi.

Au cours de l?audience d?hier, Me Gavin Glover a demandé que son client subisse un examen médical afin de déterminer s?il est apte à faire face à son procès. Il avance que la mère de l?adolescent est en prison et qu?il est difficile de communiquer avec ce dernier, étant donné qu?il semble peu attentif.

<B>«Zordi mo pou touy toi»</B>

L?avocat a, du reste, déclaré que le médecin légiste dans cette affaire, le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer, avait fait une requête pour que les deux accusés subissent un examen psychologique mais que le rapport dudit examen ne lui a pas été communiqué. La poursuite n?a pas objecté à ce que l?examen soit fait. Me Glover compte, en outre, demander un procès séparé pour son client dans l?éventualité qu?il soit jugé apte à y faire face. L?audience a été renvoyée au 28 février.

Sunil Hookoom est décédé le 16 juin 2003 à l?hôpital Victoria, Candos, des suites de graves brûlures subies à 13 h 30, le dimanche 8 juin 2003. Il jouait avec ses deux camarades (accusés de l?agression) sur la berge du ruisseau Fanfaron, à Port-Louis. Et à un certain moment, l?un des deux lui aurait asséné un coup de bâton en lui disant : «Zordi mo pou touy toi.» Il aurait alors pris un morceau de tissu trouvé sur place et entrepris, avec l?aide du deuxième enfant, de lier les pieds et les mains de la victime avant de l?attacher à un arbre avec une laisse.

Les deux agresseurs auraient ensuite mis le feu à son pantalon avant de prendre la fuite. En entendant les cris de Sunil, un passant devait venir à son secours. Grièvement brûlé, l?enfant avait été transporté d?urgence à l?hôpital Victoria où il avait été admis au service des grands brûlés. Il avait donné le nom de ses agresseurs le même jour.

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