Publicité
Mort de Diana : le prince Charles éclaboussé
Par
Partager cet article
Mort de Diana : le prince Charles éclaboussé
<B>C?est</B> un billet datant d?octobre 1996 : Diana y décrit, à son majordome et confident Paul Burrell, son mal-être. Et, surtout, ses soupçons : la princesse de Galles se croit en danger de mort. Quelqu?un ?planifie un accident sur ma voiture, une panne de freins, une blessure à la tête qui laisserait la voie libre à Charles pour se marier?, écrit confusément la jeune femme qui n?a jamais ignoré la liaison de son ex-mari avec Camilla Parker-Bowles.
Dix mois après cette lettre, Diana trouvait la mort dans un accident de voiture à Paris, en août 1997. Pendant longtemps, Paul Burrell a été le seul à connaître l?identité de celui qui voulait la mort de Diana. Même lorsqu?il a publié son autobiographie Au service de la royauté, en novembre dernier, le majordome de Diana avait refusé de révéler l?identité du comploteur : il avait même obtenu du journal populaire The Mirror, qui avait publié de larges extraits de son livre, que le nom ne soit pas dévoilé.
Trois mois plus tard, le Mirror a jeté un pavé dans la mare : mardi, il a présenté en ?une? une reproduction de la fameuse lettre avec un titre énorme en lettres rouges : ?C?était Charles?, proclame le journal populaire qui a publié pour la première fois l?intégralité du manuscrit alors que jusqu?à présent l?expression ?mon mari? avait toujours été biffée.
Ce rebondissement dans le feuilleton Diana est survenu au moment où débutait la première procédure de la justice britannique sur les circonstances de la mort de Diana. Six ans après les faits, le magistrat chargé des affaires judiciaires de la famille royale, Michael Burgess, a ouvert en présence de dizaines de journalistes une procédure très attendue dans un pays où la thèse du complot n?a jamais été totalement écartée. Et surtout pas par Mohammed al-Fayed, le père de Dodi. Le richissime homme d?affaires et propriétaire du grand magasin londonien Harrod?s est en effet persuadé que la princesse de Galles et son fils ont été victimes d?un complot des services de renseignement britanniques. ?C?est un meurtre horrible, cela ne fait aucun doute?, a-t-il répété.
Mais Mohammed al-Fayed a été déçu : trente minutes après le début de l?enquête, Michael Burgess a ajourné la procédure et annoncé qu?elle ne reprendrait que dans douze à quinze mois, le temps de traduire notamment les volumineux dossiers de l?enquête française.
?Je sais qu?il existe des spéculations selon lesquelles ces décès ne résultent pas d?un triste mais relativement banal accident de la route à Paris, a ajouté le magistrat. J?ai demandé à la police de faire des recherches. Leur résultat aidera à déterminer si de telles questions entrent dans le cadre des enquêtes.?
Reste que le prince Charles n?est pas prêt d?oublier ce ?mardi noir? : déjà ébranlé par des rumeurs sur sa sexualité, l?héritier de la Couronne britannique n?a peut-être rien à craindre de la justice britannique mais la presse populaire et la rumeur s?acharnent sur sa popularité chancelante.
Paul Cecconi
Publicité
Publicité
Les plus récents