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Mon-Goût passé à la loupe
Les douloureux souvenirs des inondations meurtrières à Mon-Goût refont surface. Hier, de hauts fonctionnaires, des dirigeants du conseil de districts du Nord et des responsables de la police ont accompagné les membres du Fact-Finding Committee pour une visite des lieux dans ce petit village. L?occasion pour le juge Bushan Domah et ses deux assesseurs, Jacques Rosalie et Ranjit Vaghjee, de rencontrer ceux qui ont été «les premiers sauveteurs et les secourus». Parmi eux, il y avait Daniel Nizelin, le beau-père de Laura Paul, une des victimes des inondations du 26 mars.
Cette rencontre avec les gens du village aura été très instructive. Le juge Bushan Domah a été le premier à aller à la rencontre d?une famille vivant sur la rive de la rivière Citron à Mon-Goût. Le doyen de cette famille, Jeewan Moontaz, 68 ans, montre alors au juge les traces laissées par les inondations sur les murs de sa maison. Elles sont à plus d?un mètre et demi du sol. «L?eau et la boue se sont infiltrées dans ma maison ce jour-là. C?est à cause du pont Missie Ragoobur, qui est obstrué», confie cet homme qui dit avoir vécu sur ce lopin de terre «depi toultan».
Mais il n?y a pas que le pont Missie Ragoobur qui est source de problème. Pratiquement tous les ponts construits sur la rivière Citron, à Mon-Goût, sont soit trop étroits soit obstrués par des tuyaux de la Central Water Authority. «Nous avons déjà finalisé les plans pour l?agrandissement des ponts. Le nouveau pont fera sept mètres de large», explique le représentant du ministère des Infrastructures publiques. «Le problème ne se situe pas qu?à Mon-Goût. Il faut remonter jusqu?à la source de la rivière», note toutefois Jacques Rosalie.
L?ampleur des dégâts causés par les inondations quelques centaines de mètres plus loin lui donne effectivement raison. Des rochers ont été déplacés sur plusieurs mètres par le puissant courant. «Cet endroit était sans doute très beau avant les inondations. It?s a fascinating defeat», note le juge Bushan Domah.
Mais défaite ne signifie pas impuissance. «Il nous faut concevoir des structures solides pour éviter qu?un tel désastre se reproduise», affirme le président du Fact-Finding Committee. Et d?ajouter que les recommandations du comité devront prendre en considération la topographie car «ce qui est bon pour le Sud ne l?est pas forcément pour le Nord». Après Mon-Goût, la délégation s?est rendue à La Nicolière et à Rosalie, un petit village situé à côté du réservoir.
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