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Mon Choisy Court, du silence à perte de vue
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Mon Choisy Court, du silence à perte de vue
Avis aux claustrophobes. Guérissez vos blessures en imaginant votre existence au Mon Choisy Court. Au saut du lit, vous tirez les rideaux. Vous d?habitude si grognon tant que vous n?avez pas noyé vos cauchemars de la veille dans un café fumant, vous voilà tout sautillant. Cela fait longtemps que vous ne vous êtes pas senti aussi bien. Energique malgré le sourire embrumé de sommeil, vous êtes prêt à affronter le monde. Levé du bon pied, vous vous sentez pousser des ailes.
Vous ouvrez plus grand les yeux pour ne pas perdre une miette du rêve. Malheur ! Le mirage s?estompe. Fracassé contre le mur d?en face. Ces briques rêches appartenant à votre voisin, sont encore plus laides que dans votre souvenir. Vous aviez oublié la proximité citadine qui pollue votre quotidien. C?est le règne de la brique. Indifférentes et immobiles. Inamovibles, vous bloquant exprès le paysage. Irrémédiablement ternes, comme une sentence sans appel.
A cause de cette contiguïté, rien de ce qui se passe chez le voisin n?échappe à vos tympans déjà meurtris par vos propres bruits de vaisselle. De votre salon, la vue s?arrête là où commence le domicile d?autres citoyens. À l?intérieur des terres, il est impossible d?entrevoir ne serait-ce qu?une crête de montagne. Quant à celles des vagues, il ne faut même pas y songer.
Dans un haut le c?ur de désespoir qui vous envahit, vous refusez la résignation. L?âme s?envole loin des bruits de la civilisation, elle cherche instinctivement une niche au soleil. Et prête l?oreille à l?appel du large.
Une piscine sur le toit
Sunil Shah, promoteur immobilier sensible à la qualité du silence, a établi ses quartiers à Mon Choisy. Neuf unités où le ciment, le verre et la céramique invitent à la décompression. Une fois franchie la grille couleur ébène qui garde la forteresse, les trois niveaux du Mon Choisy Court émergent de l?asphalte. Pas le moindre morceau de verdure n?a été épargné par le bitume.
La finition de la façade, travaillée à la tyrolienne, mélange creux et déliés dans un ton pistache trempé dans du crème. A droite de l?interphone qui barre l?entrée, deux colonnes miniatures-qui s?inspirent pompeusement du Taj Mahal- renforcent l?impression d?effet grillagé de la porte d?entrée. Une sécurité appuyée pour protéger les chambranles dorés.
Vite. Nous suffoquons au ras de ce sol bombardé de rayons ultra-violets. Une gêne des poumons qui gagne les nerfs à cause des extraits de brochure commerciale, récités par le promoteur. Pour remonter à la surface, nous grimpons quatre à quatre les marches de l?immeuble. Enfin, au bout du couloir du deuxième étage, brille un carré de soleil. Laissant derrière nous les neuf appartements du Mon Choisy Court, nous débouchons sur une terrasse dénudée. Ecrasé par la canicule, l?espace ouvert force les pupilles à se rétrécir.
Avant qu?elles ne s?écarquillent devant la majestueuse simplicité d?une Nature verdoyante. Sans avoir l?air d?y toucher, le naturel bat à plate couture le convenu. Eclipsé le cône pyramidal qui surmonte les appartements. Confrontée aux tons changeants du lagon de Mon Choisy distant de cent cinquante mètres, la piscine installée sur le toit perd de sa superbe.
Face au vent salin et frais qui s?amuse à ébouriffer nos mèches, nous ne pensons plus au luxe «rustique» des habitacles en béton. Après une respiration profonde, les yeux dévalent les pentes du Pieter Both au loin. Ils sautent par-dessus les buissons du chassé de la compagnie sucrière de Mon Choisy, le discret voisin du Court. Jouent à cache-cache entre les flamboyants et les acacias. Avant de plonger dans l?océan qui scintille entre les filaos.
Comme en afrique, vue sur la... jungle ?
Sunil Shah reprend son souffle. Après nous avoir vanté les mérites des matériaux de construction agencés par ses soins, il déballe l?artillerie lourde. Son argument de choc : la tranquillité. « Je suis né au Kenya. Quand vous vous embarquez pour un safari, vous pouvez voir un lion ou une girafe de la chambre de votre hôtel. » Transposé au contexte mauricien, il ne lui restait que l?attrait des cerfs. «Vers quatre ou cinq heures de l?après-midi, vous pouvez les voir venir boire pratiquement sous vos fenêtres.»
Effarouchés par l?astre du jour qui brûle tout du haut de son zénith, les cerfs sont introuvables à midi. A la place, du balcon qui enlace le Mon Choisy Court, nous avons droit à une parade amoureuse de petits papillons jaunes et mauves. Du bout de la chorégraphie de leurs ailes délicates, ils donnent l?exemple aux martins. Les yeux de l?imagination voient déjà les touristes qui se laissent gagner par la fièvre.
Le prix de la tranquillité
Pour Rs 2,1 millions à Rs 2,5 millions, Sunil Shah a conçu neuf appartements de deux chambres-à-coucher, salon, salle à manger, une cuisine, terrasse et balcon privé. La superficie de l?ensemble tourne autour des cent trente mètres carrés. «Le prix varie en fonction de la vue.» En clair, les résidences du rez-de-chaussée sont moins chères que celle situées à l?étage. Il est déjà trop tard pour songer à s?y installer. Les appartements ont tous été réservés par «des Mauriciens établis en Grande-Bretagne.» En guise de garantie de qualité du projet, Sunil Shah ?originaire du Kenya et installé à Maurice depuis les années 70- met en avant son CV chargé : diplôme en Engineering and Applied Sciences de l?université de Sussex, Business Management de l?université de Middlesex. Il est également membre du Mauritius Institute of Management.
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