Publicité

Mobilisation générale après le rejet du plan Paulson

1 octobre 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les plans de sauvetage des établissements financiers se poursuivent en Europe, où la banque franco-belge Dexia a été renflouée par des fonds publics au lendemain rejet par la Chambre des représentants américains du projet d?Henry Paulson.

Le président George Bush a assuré que ce rejet ne signifiait pas la fin du processus législatif et a souligné la nécessité d?une «action résolue» face à la crise, faute de quoi «les dégâts économiques seront douloureux et durables».

Les valeurs américaines ont ouvert en hausse sur un rebond technique après la dégringolade de lundi, consécutive au rejet du plan Paulson qui prévoit le déblocage de 700 milliards de dollars pour racheter les actifs douteux et éviter la contagion de la crise.

La Commission européenne, dans un communiqué aux termes très secs, a dit sa déception après le vote de la Chambre des représentants et a appelé les Etats-Unis à assumer leurs responsabilités, la crise étant partie de chez eux.

Les valeurs bancaires européennes, malmenées en début de séance, ont ensuite réduit leurs pertes, dans l?espoir que le plan Paulson sera adopté cette semaine.

Les banques centrales ont continué à injecter des liquidités sur les marchés alors que les banques continuaient à refuser de se prêter entre elles, sur fond de flambée des taux d?intérêt.

En Irlande, le gouvernement a annoncé que tous les dépôts bancaires seraient garantis pendant deux ans afin d?assurer la stabilité financière des banques nationales, dont les actions, malmenées ces derniers temps, ont rebondi à la Bourse de Dublin.

Pour la deuxième fois en un mois, la Bourse de Moscou a été suspendue pendant deux heures mardi matin, après quelques secondes de transactions, afin d?éviter un mouvement de panique après le rejet du plan Paulson.

La France, la Belgique et le Luxembourg ont volé mardi au secours de Dexia, qui va bénéficier d?une augmentation de capital de 6,4 milliards d?euros, dont trois milliards injectés par l?Etat français et la Caisse des dépôts, qui détiennent désormais plus de 25% du capital. A Rome, le président du Conseil, Silvio Berlusconi, a estimé qu?il ne fallait pas s?inquiéter pour la bonne santé du système financier italien.

Publicité