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Mise au point
Cher Monsieur,
Pour faire suite à l?article ?d?Humeur? signé Fabrice Coiffic et publié dans votre estimé journal ?L?Express? du lundi 18 avril 2005, je voudrais apporter quelques précisions sur deux inexactitudes parues impliquant les trois athlètes suivants Fabrice Simon, Kersley Bru et Ingrid Labelle.
Venir dire que les athlètes Fabrice Simon et Kersley Bru ne sont pas au CNFA est de mauvaise foi, un simple exercice de vérification aurait prouvé le contraire. D?ailleurs, Hervé Seerunghen et Jacques Lebon sont, tous deux, entraîneurs du CNFA et entraînent respectivement Simon et Bru.
Quant à Ingrid Labelle, nous reconnaissons qu?elle est en baisse de forme, faisant face à des problèmes familiaux et scolaires. Votre reporter saura apprécier le fait que tout le monde ne peut concilier sport et études. Venir dire qu?Ingrid Labelle a perdu ses talents est illogique, et, cela, demande des analyses plus percutantes et celles-ci dans le temps. D?après nos statistiques, Ingrid Labelle n?a jamais couru le 100m en 14 secondes en 2004 ou 2005.
Concernant les autres points soulevés par votre reporter, je laisse le soin aux habitués du stade et à vos lecteurs de tirer leurs propres conclusions.
Nous serions reconnaissants, Monsieur le Rédacteur en Chef, si les rectificatifs rapportés soient publiés.
Avec nos meilleurs sentiments sportifs,
Le Président CNFA Bala Lutchmiah
NOTRE REPONSE
Ainsi, le président du Centre national de formation en Athlétisme, Bala Lutchmiah, aurait décelé ?deux inexactitudes? dans notre article : ?Quel avenir pour nos jeunes espoirs ?? paru le 18 avril 2005. En outre, il semblerait reconnaître que le CNFA est une pseudo structure qui n?est pas à la hauteur de ses objectifs, en l?occurrence, amener les jeunes de talents vers les sommets de l?athlétisme. Que le centre de formation n?a pas de base et qu?il n?existe pas de pédagogie au sein du CNFA.
Alors comment est-ce qu?un jeune athlète peut se sentir membre d?une pseudo structure qui n?existe que sur du papier à travers une liste d?athlètes et d?entraîneurs. Une liste où effectivement figurent les noms de Kersley Bru et Fabrice Simon. Est-ce là le vrai rôle du CNFA, mettre des athlètes ayant un potentiel sur une liste, sans accompagnement pédagogique, sans culture ? Il ne faut plus se leurrer. Les athlètes n?ont pas cette identité ou ce sens de l?appartenance au CNFA. La faute à qui ? Et qu?en est-il d?un cas de vol impliquant des athlètes du CNFA, et étouffé par cette dernière. Est-ce que des sanctions disciplinaires ont été prises contre ces athlètes ?
Et ne parlons pas là des nombreuses tentatives de débauchages dont se plaignent plusieurs entraîneurs. Dès qu?un athlète réussi une belle performance, souvent sans même en parler à l?entraîneur, ils sont appelés à rejoindre le CNFA. Car, il n?existe aucune politique de détection au sein du CNFA qui absorbe le travail d?autres hommes et femmes dévoués et surtout bénévoles.
Et nous trouvons dommage que le CNFA, au lieu de remédier à cette situation et construire l?avenir de l?athlétisme mauricien, dont la pérennité n?est pas acquise, s?entête à trouver des excuses pour justifier l?injustifiable.
Par ailleurs, Ingrid Labelle, a couru en 13.74 le 9 avril 2005 au stade Maryse Justin lors de la première manche du circuit national Lucozade Sports. Cette performance est plus proche des 14 secondes que des 13 secondes. Le président du CNFA devrait être au courant du jargon utilisé dans l?athlétisme. Et pourtant, ça ne remonte pas à longtemps. Et puis, pourquoi utiliser les problèmes personnels de cette athlète pour justifier sa contre-performance, car nombreux sont les athlètes qui ont eu de graves problèmes personnels et d?ordre éducatif qui, ont, malgré tout réussi à rester au plus haut niveau et ont même atteint le niveau mondial.
La rédaction
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