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Mieux vaut tard?

27 mai 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La lenteur des uns pénalise souvent les autres. C?est déjà inconcevable quand c?est un adulte qui paie les pots cassés mais c?est inadmissible quand un enfant handicapé ne touche pas sa pension pendant six mois parce que son dossier progresse à pas de tortue.

Stéphanie Louis n?a touché sa pension que mercredi matin. Quand nous avons rencontré sa mère, Careletta Louis, vendredi, elle attendait toujours une réponse du ministère. Elle est assise près de sa fille pour parler de son calvaire.

Stéphanie est épileptique et muette. Elle ne semble pas comprendre ce qui se passe au tour d?elle malgré ses 15 ans. C?est quand elle a atteint cet âge que le bureau de la Sécurité sociale a suspendu sa pension alors qu?elle avait atteint l?âge où celle-ci devait être augmentée.

La mère, une battante, affirme qu?elle avait déjà rempli le formalalités nécessaires pour que sa fille touche sa nouvelle pension. ?J?ai déposé les documents le 8 octobre. Il y a deux médecins qui ont examiné ma fille pour le compte de l?Etat?, déclare la mère qui a quitté son travail pour s?occuper de sa fille.

Elle a fait également une demande pour que l?Etat lui verse aussi une somme d?argent comme elle y a droit. Selon la mère, quand les réponses ont tardé, elle s?est renseignée au bureau de la Sécurité sociale et dans un premier temps, un préposé lui a fait savoir que leurs dossiers avaient été égarés. Elle se rend quand même au bureau de Bambous pour en avoir le c?ur net et là, l?officier lui fait savoir que les données concernant son cas sont sur ordinateur et que sa fille aura prochainement sa pension.

Elle entendait ce refrain à chaque fois qu?elle se rendait au bureau de la Sécu à Rose-Hill. Carletta Louis a alors écrit une lettre à l?Ombusdman pour faire état de son problème. Elle ne savait pas comment faire pour répondre aux besoins de sa fille. ?Je dois acheter des couches pour ma fille. Je suis séparée de mon mari et j?ai aussi un garçon de dix ans à ma charge. J?éprouve des difficultés pour vivre.?

Cette petite famille, qui vit au camp des squatters de Case-Noyale arrive à se débrouiller grâce à l?aide de ses proches

Stéphanie fréquente l?école spécialisée Rêve et Espoir de Rivière-Noire. La maman souhaite qu?elle ait une vie normale. ?Je veux qu?elle se fasse des amis à l?école et apprendre des choses simples, comme par exemple tenir un gobelet?.

Alors que sa fille a eu sa pension, Carletta souhaite que le ministère lui verse une pension car elle ne travaille plus pour être près de sa fille.

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