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Éducation pré-primaire

Réunion sous haute tension prévue demain

18 août 2026, 12:00

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Réunion sous haute tension prévue demain

■ Reeaz Chuttoo et Jane Ragoo de la CTSP attendent beaucoup de la rencontre de ce mercredi au ministère de l’Éducation pour assurer l’avenir du pré-primaire et de son personnel. © Tony Fine

C’est jour de vérité pour le secteur du pré-primaire, ce mercredi 19 août. La rencontre prévue au ministère de l’Éducation, à Phoenix, s’annonce décisive pour l’avenir de plusieurs écoles pré-primaires privées. Entre gratuité, conditions de travail et risque de fermeture, la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP) veut obtenir des garanties. Le ministère, lui, assure vouloir trouver une issue concertée.

Autour de la table, la CTSP, des techniciens du ministère de l’Éducation, des représentants de l’Early Childhood et, fait notable, ceux du ministère des Finances. Au cœur des discussions : l’avenir des écoles pré-primaires privées et le maintien de la gratuité de l’enseignement.

Pour la CTSP, pas question que le pré-primaire devienne payant. Son président, Reeaz Chuttoo, insiste également sur la nécessité de revoir les conditions d’emploi des enseignants et d’éviter toute perte d’emploi en cas de fermeture d’établissements. Une rencontre s’est tenue vendredi dernier avec le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad.

Trois exigences sur la table

Pour Reeaz Chuttoo, il faut surtout dépasser le débat autour des quelque 4 000 places disponibles dans les structures publiques. «Dans ces écoles, il n’y a qu’un seul enseignant, accompagné d’un attendant. Ce dernier est souvent chargé du nettoyage et peut être exposé à des produits chimiques. Il ne peut pas s’occuper d’un petit enfant», soutient-il. Le syndicaliste estime surtout que l’offre publique ne répond pas entièrement aux réalités des familles. Les Pre-primary Units ferment à 14 h 30, alors que de nombreux parents travaillent au-delà de cet horaire. Dans le privé, explique-t-il, les enfants peuvent rester en garderie jusqu’à l’arrivée de leurs parents, moyennant paiement.

La CTSP entend défendre trois points. D’abord, maintenir la gratuité de l’enseignement pré-primaire, la garderie restant, elle, payante. Ensuite, revoir la rémunération des enseignants basée, selon le syndicat, sur un Remuneration Order (RO) vieux de 25 ans.

La CTSP propose notamment de s’inspirer du RO appliqué aux Special Educational Needs Schools afin de créer une structure salariale cohérente et d’attirer davantage de jeunes vers un secteur qui emploie majoritairement des femmes. Enfin, en cas de fermeture d’établissements ne répondant pas aux normes ou installés dans des locaux inadaptés, le syndicat exige un redéploiement des employés. Le ton est donc donné. Si aucun accord n’est trouvé, la CTSP maintiendra sa menace : une grève de la faim en septembre.

De son côté, Mahend Gungapersad met en avant les places disponibles dans les unités pré-primaires des écoles gouvernementales et des collectivités locales, ainsi que les infrastructures et espaces de jeux existants. Le ministre affirme toutefois vouloir s’assurer du respect des normes et annonce des visites dans certains établissements. «Il faut que les enfants puissent obtenir une éducation de qualité», insiste-t-il. Mercredi, les finances seront donc au cœur des discussions. Car derrière les revendications et les chiffres, c’est bien ce qui pourrait faire basculer les négociations. «Tout va se jouer mercredi», résume Reeaz Chuttoo.

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