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Menaces de mort au Parlement

24 août 2007, 20:00

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Un agent du Parti travailliste qui menace de tuer Anil Bachoo, son ami qui envoie un téléphone portable à la figure de Bachoo et qui menace le député Shakeel Mohamed. L?agent en question qui demande au Speaker de «shut up» alors que ce dernier s?alarme face au désordre. Et Arvin Boolell qui réussit à faire sortir les deux hommes bruyants devant des policiers clairement dépassés par la situation.

C?était hier après-midi à l?Assemblée nationale après l?ajournement au 6 novembre prochain. L?élection du vice-Président et le walk-out des parlementaires du Mouvement socialiste militant ont été éclipsés par des incidents violents dans la salle à manger du Parlement.

Hier, 16 h 15 : l?Assemblée est ajournée. Alors que les membres du MSM tiennent une conférence de presse, les membres de la majorité se dirigent vers la salle à manger tandis que le Premier ministre retourne à son bureau.

Clovis Azie, un proche des rouges, qui suivait plus tôt les travaux parlementaires de la galerie publique, rejoint Anil Bachoo, ministre de l?Environnement pour lui parler. Les deux hommes discutent calmement pendant un court moment avant que Clovis Azie ne commence à s?énerver. Il se met debout et insulte Anil Bachoo. Ce dernier en reste bouche bée. Arvin Boolell et quelques autres rouges essayent de calmer Clovis Azie mais en vain.

Le speaker, Kailash Purryag, assis à sa table, est mécontent. Il hausse la voix. Mais Clovis Azie lui demande de «shut up». Les autres membres de la majorité assistent, ébahis, à la scène. Le ministre des Affaires étrangères, Madan Dulloo n?arrive pas à croire ses yeux et ses oreilles. «Mais il faut le mettre à la porte, ce n?est pas possible que des choses comme cela se passent au Parlement. Il faut respecter les institutions!» dit-il à un député.

<B>?To pran so par ??

Aucun policier n?est en vue à ce moment et quelqu?un va les appeler. Arvin Boolell s?empare du bras de Clovis Azie et le traîne de force. «Arete mo dir twa, res trankil, ferm to labous !" lui dit-il hors de lui.

Clovis Azie s?énerve davantage en entendant ces mots. «To pran so par ? Linn vann to papa e to pran so par ?» Puis, se retournant vers Anil Bachoo, il lance : «Si to vann Navin, mo touy twa. Si to ale mo touy twa !» Anil Bachoo ne répond pas.

Un des amis de Clovis Azie, profitant du fait que personne ne se préoccupe de lui, s?approche de la table où Anil Bachoo est assis et lui lance un téléphone portable à la figure. Shakeel Mohamed s?en prend alors à l?énergumène. Ce dernier le menace mais le député ne se laisse pas faire. S?ensuivent des vociférations de part et d?autre.

Entre-temps, quelques membres de la police, y compris le Sergeant-at-arms, arrivent et essayent de calmer les choses. En vain. Il aura fallu toute l?autorité d?Arvin Boolell - qui a même menacé de «bez enn kalot» à Clovis Azie à un moment - pour calmer ce dernier et son ami.

L?incident, qui a duré moins de dix minutes, a coupé l?appétit à tout le monde. Le speaker s?en est aussi pris au Sergeant-at-arms, lui reprochant l?absence de la police.

Il se chuchotait, hier, que cette prise de bec assez... tranchante aurait pour motif un grief. Lors d?un récent match de football mouvementé à Flacq, la police avait dû intervenir pour ramener l?ordre. Et Clovis Azie serait persuadé que c?est à la requête d?Anil Bachoo que les policiers avaient fait cete descente en force.

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