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Menace de grève de la faim des employés de la DWC
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Menace de grève de la faim des employés de la DWC
Georges Supparayen, président du syndicat des employés de la Development Works Corporation (DWC) ? Development Works Corporation Staff Union ? se propose d?entamer une grève de la faim dès demain s?il n?obtient pas satisfaction. Il revendique une garantie écrite du gouvernement que les 900 salariés seront reclassés à la fermeture de cet organisme parapublic.
Il a annoncé la nouvelle hier, au cours d?une assemblée générale spéciale tenue au siège de la DWC, à Port-Louis. Après cette assemblée, le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques, Rashid Beebeejaun, l?a contacté pour une rencontre demain. ?Je maintiens ma grève de la faim pour mercredi. Tout dépendra des retombées de la réunion?, a déclaré Georges Supparayen à l?express hier.
Employés angoissés
Il a décidé de son action en apprenant que les employés de plus de 50 ans pourraient ne pas être reclassés dans d?autres départements du gouvernement. Or, 90 % des salariés de la DWC ont dépassé cet âge et presque 50 % sont employés sous contrat, dit-il. George Supparayen est lui-même entré à la DWC en 1977. Maintenant âgé de 53 ans, il a invité les autres employés à le rejoindre dans sa démarche. Plusieurs d?entre eux y ont répondu favorablement, à main levée.
L?angoisse s?est installée chez ces employés. Motee Mahadeo, treize ans de service, est de ceux-là. Il a 45 ans et est père de quatre enfants. ?Je suis seul à travailler pour nourrir ma famille. Si je perds cet emploi, ce sera la catastrophe dans la famille. Qui va me prendre pour travailler à cet âge ? C?est pourquoi j?implore le gouvernement pour me redéployer?, demande-t-il.
Sa crainte est partagée par Seeboo Devanand, un office helper : ?Je ne dors plus depuis qu?on a annoncé la fermeture de la DWC. Comment vais-je faire pour envoyer mes deux enfants à l?école ? Je suis en train de vivre un double drame car ma femme va bientôt cesser de travailler dans une usine, en raison des conditions de travail difficiles.? D?autres employés font état des difficultés à rembourser leurs emprunts s?ils perdent leur emploi.
Neuf autres dirigeants syndicaux sont venus soutenir les employés de la DWC. Toolsiraj Benydin, président de la Fédération des syndicats du service civil (FSSC), a annoncé que la plate-forme syndicale manifestera, le 5 août, dans la circonscription du ministre des Finances, Rama Sithanen, contre la fermeture de la DWC et contre d?autres mesures impopulaires contenues dans le budget.
Des squelettes ambulants
?Letan sindika lev lavoi, zot dir nu pe viv enn lot mond. Kan zot ti dan lopozision zot ti bizin nu. Pa fer nanien, nu pu fer revolision dan balot box !? a prévenu Toolsiraj Benydin. Il qualifie d?incohérente la politique du gouvernement de repousser l?âge de la retraite à 65 ans. ?Ici, on veut nous mettre à la porte à l?âge de 50 ans. Which is which ??, s?est-il demandé.
Pour Deepak Benydin, président de la fédération syndicale des corps constitués (FSCC), ?employe DWC pare pu manz ar zot.? Ils considèrent qu?ils ne sont pas responsables de la situation financière de cet organisme. ?La DWC ne reçoit plus de subsides du gouvernement depuis ces quatre dernières annés. En fait, c?est le gouvernement qui doit de l?argent à la corporation?, a-t-il fait remarquer.
Un autre intervenant, Radhakrishna Sadien, président de la State Employees? Federation, a lui aussi invité le gouvernement à rectifier le tir. ?Avec la cherté de la vie et avec le chômage, je crois qu?on finira par voir des squelettes ambulants?, a-t-il conclu.
Un comité interministériel s?est réuni, hier, pour analyser la situation à la DWC. Deux propositions étaient à l?agenda : le reclassement des employés ou la retraite anticipée pour ceux qui peuvent y prétendre (pensionable). Dans ce deuxième cas, une majorité de cadres sera appelé à prendre sa retraite prématurément, soit 115 des 141. Le comité a aussi analysé le nombre de vacances dans d?autres organismes parapublics.
Le gouvernement a pris la décision de fermer la DWC en raison de sa situation financière difficile, avec des dettes de Rs 502 millions. Ces chiffres sont contestés tant par les syndicats que par la direction de cette corporation.
FISC
Les syndicalistes opposés à l?appel à candidatures externes à la MRA
■ La General Government Services Union (GGSU) menace de recourir à la justice pour bloquer toute tentative de la Mauritius Revenue Authority (MRA) de solliciter des candidatures externes pour remplacer ceux qui refusent de se joindre à cet organisme.
Rashid Imrith, président de la GGSU, a déclaré hier à l?express qu?une telle éventualité serait en ?violation du protocole d?accord? signé entre le syndicat et le ministère des Finances. Pour lui, ce protocole qui vise à permettre le transfert des employés des départements des revenus de l?Etat à la MRA, il n?était pas pour ouvrir la candidature de la MRA au grand public.
Mais 228 supporting staff refusent d?intégrer la MRA, en raison de l?extension de l?heure de travail d?une trentaine de minutes par jour. Clerical officers, system analysts et employés de la catégorie general services sont particulièrement concernés.
?Il y a une véritable pagaille dans les départements de la TVA, de la douane, et de l?impôt. Le store du département de l?impôt sur le revenu est inaccessible.? Rashid Imrith aussi également un High-Powered Committee réunissant les représentants des ministères des Finances, de la Fonction publique et de la MRA pour un audit de tous les problèmes surgis depuis le 1er juillet, date de l?entrée en opération de la MRA. ?Au départ, on a cru que la MRA pouvait fonctionner sans le supporting staff. Ce qui est faux?, ajoute le syndicaliste.
De son côté, la MRA a réagi hier, par rapport à un article paru, lundi, dans l?express sous le tire ?MRA, La paralysie?. Dans un communiqué, elle explique qu?elle est en période de transition et que les transferts et recrutements sont toujours en cours. A ce jour, 1 026 des 1 060 membres du personnel technique sont en fonctions, soit 90 %. Si une minorité de fonctionnaires refuse de se joindre à la MRA comme ?supporting staff?, cela n?a pas ?empêché la MRA de prendre toutes les dispositions pour s?acquitter dans les meilleures conditions possibles de ses responsabilités par rapport au Pay As You Earn, aux fiches de paie de ses employés, à l?enregistrement de données provenant des tax returns des contribuables de la TVA et à la bonne marche en général de l?organisation?. Pour la MRA, il n?y a pas de ?paralysie?. Néanmoins, le communiqué fait référence au personnel technique, alors que l?article de l?express évoque le refus des employés de bureau de travailler. Relevons que la MRA ne fait aucune mention des 228 employés récalcitrants qui menacent l?institution de paralysie.
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