Publicité

Me Manna propose une alternative à Tirvengadum

8 décembre 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

?Il va mourir et il attend. Allez-vous prendre le risque de le voir mourir ici ?? Question lancée, hier, par Me Yousuf Mohamed, homme de loi de Sir Harry Tirvengadum, lors des débats qui se sont poursuivis sur la demande d?arrêt de procès contre ce dernier. Un argument contré par Me Gaytree Manna qui a, elle, fait ressortir qu?il existe des possibilités d?assouplissement des contraintes relatives à un procès. Elle a notamment parlé d?une provision légale permettant au tribunal de se rapprocher du lieu de résidence d?une personne devant faire face à des procédures judiciaires.

Me Yousuf Mohamed, Senior Counsel, a rappelé les conséquences graves que pourrait avoir la comparution de son client devant le tribunal. Il a de nouveau souligné le diagnostic d?un panel de médecins de l?État composé notamment des Drs Nizam Domah, Anand Gaya, Sunil Gunness et Chung Pun Yong, sur l?état de santé du prévenu. Un ?sérieux handicap? a également été évoqué : Sir Harry ne serait pas en mesure de donner des directives à ses avocats.

La représentante de la poursuite, Me Gaytree Manna, a argué, elle, que Sir Harry Tirvengadum n?est pas cloué au lit, qu?il jouit d?un parfait équilibre mental, qu?en tant que P.-dg d?Air Mauritius, il a appris à gérer le stress qui rythmait son quotidien. Ainsi, dit-elle, ce n?est pas le stress qui pourrait représenter aujourd?hui une menace pour sa santé. Lui accorder l?immunité, poursuit-elle, ne rendrait pas justice à Robert Rivalland et à Derek Taylor, les deux autres accusés dans cette affaire de complot en vue de détourner Rs 85 millions au préjudice d?Air Mauritius.

Me Manna a également invité la cour à considérer le dangereux précédent que l?immunité accordée à une personne dans la situation de Sir Harry Tirvengadum représenterait. Elle devait mentionner d?autres possibilités, notamment l?assouplissement des procédures au tribunal à travers des temps de pause plus fréquents et la présence permanente d?un médecin auprès de l?accusé. Elle a invité la cour à y songer sérieusement.

La cour fera connaître sa décision le 18 janvier.

Publicité