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Me Manna : ?les accusés ont volé la joie de vivre de Mujeeb Mir?
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Me Manna : ?les accusés ont volé la joie de vivre de Mujeeb Mir?
Le procès de Digbeejaye Koonjul, dit Navin, et Ajay Dookee, alias Rajah, accusés d?avoir tué l?Indien Mujeeb Mir en janvier 2005 à Grand-Baie, a débuté hier en cour d?assises. Dans son exposé à l?intention du jury, Me Gaytree Manna, Principal State Counsel, a insisté sur le fait que les deux accusés ont ?volé la joie de vivre du ressortissant indien Mujeeb Mir?, qui était le seul garçon de sa famille.
Elle a fait état des circonstances dramatiques dans lesquelles Mujeeb Mir a perdu la vie. Un crime crapuleux, souligne-t-elle, pour lequel les deux présumés assassins doivent être punis par la justice. Digbeejaye Koonjul et Ajay Dookee plaident non-coupables.
Me Manna a aussi expliqué aux membres du jury qu?ils sont ?the sole judges of facts?. Elle les a invités à rejeter tout ce qu?ils ont entendu ou lu sur cette affaire dans la presse parlée et écrite. Le juge avait d?ailleurs préalablement rejeté la motion de la défense sur le pre-trial publicity dont ont fait l?objet les deux accusés dans la presse.
L?avocate a également rappelé au jury qu?il est important de ne pas avoir de doutes et d?agir dans l?intérêt de la justice. La culpabilité des deux accusés, insiste-t-elle, doit donc être prouvée ?beyond reasonable doubt?. ?Vous avez impérativement à vous baser sur les faits et les dépositions des témoins en cour. Vous avez également à prendre en considération ce que dira la défense avant de décider du sort des deux accusés.? Me Manna a été soutenue en cour par une pléiade d?avocats du parquet, dont le nouveau Directeur des poursuites publiques, Me Gérard Angoh.
<B>Insensibles aux cris de souffrance</B>
Lors de son réquisitoire, la représentante du parquet a rappelé que les accusés n?étaient pas sensibles aux cris de souffrance de la victime. Celle-ci, dit-elle, les a sans doute suppliés de ne pas le torturer. Des supplications auxquelles, dit-elle, les accusés ont fait la sourde oreille. Ils l?auraient ainsi martyrisé : il a été écrasé avec sa propre voiture avant d?être brûlé vif avec des fatak et de l?herbe sèche.
Le constable Jungalee a, en outre, produit un block et deux pierres en cour. Des armes de fortune utilisées pour fracasser la tête et le visage de Mujeeb Mir en janvier 2005. Cela devant le juge Paul Lam Shang Leen et le jury composé de six hommes et de trois femmes devant juger de leur innocence ou de leur culpabilité. Neuf témoins ont également déposé.
Les deux accusés sont défendus par Mes Siddartha Hawoldar et Sanjeev Teeluckdharry. Le procès se poursuit ce matin.
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