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Me Manish Gobin se retire de l?affaire Gunness
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Me Manish Gobin se retire de l?affaire Gunness
Me Manish Gobin (photo) ne représentera plus l?Independent Commission against Corruption (ICAC) dans le procès intenté à Ajay Gunness et Daneshwar Soobrah. Me Manish Gobin, conseil légal de la commission anti-corruption, a pris cette décision après que Me Gavin Glover, avocat de Daneshwar Soobrah eut signifié son intention de le convoquer comme témoin.
«Nous ne savons pas encore qui sera l?avocat de l?ICAC», a fait ressortir Me Veda Baloomoody, avocat d?Ajay Gunness. La séance a été suspendue jusqu?au 31 mars.
En cour hier, Me Veda Baloomoody a aussi évoqué les incidents survenus samedi à l?aéroport de Plaisance. «Ajay Gunness s?est présenté à l?enregistrement pour remplir sa carte d?embarquement mais il n?a pas été autorisé à prendre son vol pour l?île de la Réunion, a-t-il expliqué. De plus, son passeport a été confisqué. Nous ferons servir une mise en demeure aujourd?hui pour réclamer des dommages de Rs 1 000 000.»
Ce n?est que vers 10 h 50, bien après que l?avion ait décollé, qu?Ajay Gunness a reçu un appel du surintendant de police Aroon Soomar, responsable de la police de l?aéroport, qui lui a dit que c?était une erreur. «Il n?y avait aucune prohibition order contre Ajay Gunness», a maintenu Me Veda Baloomoody.
<B>Humiliations</B>
Avant de quitter l?aéroport pour se rendre à la conférence de presse de son parti, Ajay Gunness a consigné une déposition au poste de police. Il estime avoir été victime d?une «grossière erreur de la police», qui lui a causé des «humiliations et préjudices» en le faisant passer pour un criminel.
Cet incident a été commenté par le leader du Mouvement militant mauricien, Paul Bérenger, lors de la conférence de presse samedi dernier. Selon lui, il s?agit d?un outrage «car la cour a refusé d?émettre un ordre quand l?ICAC voulait interdire à Ajay Gunness de quitter le pays».
Ajay Gunness, député, et Dhaneswar Soobrah, ancien directeur général de la Development Works Corporation (DWC), sont poursuivis dans le cadre de la rénovation du bureau du premier nommé en mars 2005, alors ministre des Infrastructures publiques. Il est accusé d?abus de pouvoir (public official using his office for gratification).
L?ancien directeur général de la DWC est, lui, accusé d?avoir usé de sa position au sein de cet organisme pour favoriser la compagnie Archinter Services Ltd. Tous deux nient les accusations.
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