Publicité
McLaren entre dans la danse
Alors que le public attendait avec ferveur le sacre de son chouchou Fernando Alonso, Kimi Räikkönen a finalement raflé la mise, dimanche, sur le circuit de Catalunya, en Espagne.
Une excellente opération pour le Finlandais et pour l'écurie McLaren-Mercedes qui démontrent ainsi qu'il faudra compter sur eux dans la lutte pour le titre mondial.
Déjà à San Marin, Kimi Räikkönen avait laissé entrevoir de belles choses. Mais le Finlandais, parti pour faire un cavalier seul, avait été contraint à l'abandon sur casse mécanique après neuf tours.
Dimanche en Espagne, la McLaren n'a pas failli, Räikkönen a tout simplement été intouchable et s'est ainsi offert sa première victoire de la saison, la troisième de sa carrière.
?J'aurais aimé que ça arrive à la course précédente?, a-t-il laconiquement lancé en ouvrant la conférence de presse dimanche à l'issue de la course. Car depuis Imola où, comme à Barcelone, il avait réussi la pole position, Räikkönen ne cesse de répéter que sa voiture est rapide, très rapide. Elle était tout simplement parfaite sur le circuit catalan.
?J'aurais même pu pousser un peu plus si nécessaire?, a assuré le Finlandais, comme pour atteindre un peu plus le moral des concurrents qu'il a déjà laissés sur place. ?Nous étions proches de la victoire plusieurs fois et aujourd'hui, enfin, c'est arrivé?, a-t-il ajouté, sans exulter comme pour montrer que son objectif n'était pas de gagner accessoirement un Grand Prix mais bien de remporter le titre de champion du monde.
Une attitude confirmée par les mots : ?Etre sur la première marche du podium ici est bien sûr très agréable, mais ce n'est pas suffisant. Nous avons besoin de gagner d'autres courses. Il n'y a plus rien à perdre et il faut y croire.? La concurrence est avertie !
<B>Décevante Ferrari</B>
?L'écurie a obtenu un résultat fantastique : deux voitures à l'arrivée, dans les points, dont une sur le podium. Et nous aurions fait mieux si Fisi n'avait pas eu son problème,? a commenté, heureux, Flavio Briatore qui, au passage de ses monoplaces sur la ligne d'arrivée, a serré les deux poings comme pour célébrer une victoire.
Il faut dire que l'écurie française conforte sa première place au classement des contructeurs avec dix-huit points d'avance sur... Toyota, un deuxième pour le moins inattendu, et vingt-et-un sur McLaren-Mercedes. Ferrari, relégué à quarante points, va devoir cravacher pour espérer revenir dans la course.
De plus, Fernando Alonso, en montant sur la deuxième marche du podium, asseoit un peu plus sa domination sur le classement des pilotes avec un total confortable de quarante-quatre points. ?Cette deuxième place, c'est encore huit points dans la poche et c'est encore un résultat fantastique pour moi et pour l'équipe. C'est aussi un bon résultat dans la perspective du Grand prix de Monaco le 22 mai car nous partirons parmi les derniers pour la première qualification, ce qui est un avantage sur ce circuit?, a commenté l'Espagnol.
Le leader du championnat du monde a également lâché à l'attention du vainqueur du jour : ?Il était impossible de le suivre (...) Il était inutile d'essayer d'aller le chercher.?
Cette question, Michael Schumacher n'a pas eu besoin de se la poser. Lâché par ses pneumatiques Bridgestone, le septuple champion du monde n'a pas été en mesure de lutter jusqu'au bout et a été contraint à l'abandon après 48 tours.
Quinze jours après une étonnante performance à Imola, l'Allemand n'a jamais été dans le bon rythme à Barcelone.
Et si personne ne se risque à l'écarter de la course au titre, le principal intéressé, alors qu'il pointe à la septième place des pilotes avec dix points (il en avait cinquante l'an dernier au même stade !), affiche actuellement des objectifs moins élevés que Räikkönen. ?Je pense que la troisième place était accessible compte tenu de la manière dont la course évoluait?, a-t-il humblement estimé.
Pour autant la saison est encore loin de son terme et bien des choses peuvent encore se passer. McLaren-Mercedes, Ferrari et Toyota ont le temps de refaire leur retard. Pour Räikkönen, Schumacher et Trulli, la chasse à l'Alonso ne fait que commencer.
Publicité
Publicité
Les plus récents