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McCain devient le favori des primaires républicaines

31 janvier 2008, 00:00

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Au lendemain de sa victoire en Floride, John McCain apparaissait hier comme l?homme à battre dans la primaire républicaine, spectaculaire revirement de situation pour un homme que l?on disait politiquement mort l?été dernier.

A 71 ans, le sénateur de l?Arizona, qui deviendrait s?il était élu le 4 novembre le président le plus âgé à l?entame d?un premier mandat, s?est imposé de justesse devant Mitt Romney à l?issue d?une campagne virulente qui a vu l?ancien gouverneur du Massachusetts dépenser trois fois plus que McCain en messages publicitaires. «Notre victoire n?a peut-être pas atteint des proportions écrasantes, mais elle n?en est pas moins agréable», a dit McCain à ses partisans réunis à Miami.

Bénéficiant du ralliement croissant des républicains et de l?image de meilleur prétendant à l?investiture du Grand Old Party, le sénateur de l?Arizona aborde avec des vents favorables la bataille dans les 21 Etats où se déroulera une primaire républicaine lors du Super Tuesday, mardi 5 février.

A en croire les sondages, l?ancien combattant de la guerre du Viêtnam fait déjà la course en tête en Californie, dans l?Etat de New York ou encore dans le New Jersey, gros pourvoyeurs de délégués pour la convention républicaine de l?été prochain.

S?il obtenait d?ici là le ralliement de l?ancien maire de New York Rudy Giuliani, dont la lointaine troisième place en Floride a sonné pour certains le glas de ses rêves d?investiture, il serait dans une position encore plus confortable. Des médias américains assurent que ce sera chose faite dans la journée. «McCain dispose désormais de l?élan nécessaire pour remporter haut la main le Super Tuesday», affirme Scott Reed, stratège électoral du Parti républicain. «Il a prouvé à ceux qui en doutaient qu?il peut rassembler une coalition allant de la droite au centre et il est aujourd?hui le favori de l?investiture républicaine», ajoute-t-il.

Un peu moins d?un mois après le lancement du long processus de sélection des candidats des deux partis américains, le sénateur de l?Arizona s?est imposé dans les trois consultations les plus importantes: dans le New Hampshire, en Caroline du Sud et en Floride.

Ses victoires, il les a construites sur un arc politique solide allant des républicains modérés aux conservateurs soucieux des questions de sécurité nationale. Les indépendants sont également plus enclins à se porter sur sa candidature que sur celle d?un Romney par exemple. De ses chances en vue du Super Tuesday, McCain dit: «Je compte l?emporter et être le candidat de notre parti.»

«Il fait montre de sa capacité à mobiliser au-delà de la base traditionnelle du Parti républicain», note Merle Black, qui enseigne la science politique à l?université Emory d?Atlanta.

Il y a six mois de cela, nul ne misait lourd sur le sénateur de l?Arizona. A court d?argent, crédité de moins de 10% des intentions de vote dans les sondages nationaux, il venait de se séparer de son équipe de campagne et semblait sur le point de jeter l?éponge.

Il est aujourd?hui l?homme à battre dans une lutte qui semble se resserrer à un duel entre Romney et lui, Giuliani et Mike Huckabee ayant sans doute perdu trop de terrain dans les médias pour venir troubler leur affrontement.

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