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Maurice veut consolider sa place dans l?axe Chine-Afrique
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Maurice veut consolider sa place dans l?axe Chine-Afrique
Une coopération qui met en valeur notre appartenance à l?Afrique. La Chine vient en aide à la modernisation de l?infrastructure et à la relance de l?économie. Des investissements conséquents des entreprises chinoises à Maurice sont prévus dans les mois et années à venir. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, qui revient d?une visite d?Etat de Chine, parle de nouvelle ère de coopération économique avec le géant chinois. Ce nouveau rapport vient conforter l?ambition de Maurice de devenir un hub d?affaires dans la région.
Le chef du gouvernement a animé samedi un point de presse au bâtiment du Trésor sur sa tournée à Beijing, à Shanghai et à Hongkong. Il avait à ses côtés le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, qui faisait lui aussi partie de la délégation.
?Cette visite a eu un succès indéniable?, lance le Premier ministre. Il ramène dans ses valises une ligne de crédit d?environ Rs 3,5 milliards pour trois ans (répartie en dons, en prêts sans intérêts et en prêts à des taux bonifiés); l?accord pour la zone économique du groupe chinois Tianli à Riche-Terre; et de nouvelles opportunités d?investissement chinois à Maurice dans le cadre des nouveaux rapports entre la Chine et le continent africain.
Le Premier ministre estime que la ligne de crédit est un apport ?exceptionnel? et qu?elle servira essentiellement à développer l?infrastructure physique du pays. Ces ressources serviront à financer la construction de routes à Riche-Terre et d?un barrage de Bagatelle, mais aussi un programme de décongestion à Port-Louis et la mise en place d?un système de caméra de surveillance dans les lieux publics.
?La Chine va nous aider à devenir un hub dans la région. Notre vision de devenir un pont entre l?Afrique et l?Asie est en train de devenir une réalité. La Chine est en train d?encourager les entreprises chinoises à s?implanter en Afrique. Maurice va en profiter?, affirme Navin Ramgoolam.
<B>Accès préférentiel</B>
La création prochaine de la zone économique de Tianli donne du sens à cette vision de fenêtre stratégique sur l?Afrique. Les entreprises qui s?y installeront visent avant tout le marché africain. Elles bénéficieront de l?accès préférentiel du pays dans les marchés de la Southern African and Development Community (SADC) et du Common market for Eastern and Southern Africa (COMESA) pour écouler leurs produits.
Le projet mobilisera quelque Rs 17 milliards dans les cinq prochaines années. Les activités de la nouvelle zone pourront générer des exportations de Rs 6 milliards et créeront quelque 7 500 emplois, selon le chef du gouvernement.
Celui-ci place la nouvelle ère d?échanges économiques entre nos deux pays dans une perspective politique et historique. Les dirigeants chinois, dit-il, ont beaucoup apprécié la visite de Sir Seewoosagur Ramgoolam, alors Premier ministre, en Chine en 1972 ?malgré les pressions exercées par certaines grandes puissances?. ?Aujourd?hui, 35 ans après, tout le monde veut devenir ami à la Chine.?
Le ministre des Finances a fait état des moyens financiers conséquents mis à la disposition des opérateurs chinois pour investir en Afrique. Selon le vice-Premier ministre, Maurice est bien placé pour intéresser les investisseurs chinois en raison des mesures prises pour s?ouvrir aux étrangers et pour améliorer son climat d?affaires.
La mission du Premier ministre a aussi pris des allures de roadshow surtout avec la participation du Board of Investment (BOI) et d?une trentaine d?opérateurs mauriciens. ?Nous avons mis en avant l?ouverture du pays à l?investissement étranger, la facilité avec laquelle les opérateurs peuvent démarrer des activités et notre régime de fiscalité légère. Nous offrons aussi la possibilité aux sociétés chinoises de toucher un marché de plus de 500 millions d?habitants à travers la SADC et le COMESA?, souligne le grand argentier.
Celui-ci indique que deux grosses pointures de l?électronique de Chine, à savoir Haier et Hi-sense, envisagent de s?implanter à Maurice. Elles y installeraient des facilités de production ou d?entreposage et de logistique.
MESURES D?ACCOMPAGNEMENT
<B>Ramgoolam placide devant les échéances sucre</B>
■ Le gouvernement ne compte nullement presser les choses sur le dossier sucre. ?Les négociations prendront le temps qu?il faudra. L?intérêt du pays passe avant tout?, dit Navin Ramgoolam. Les échéances concernant les décaissements des mesures d?accompagnement (les décaissements dépendront du progrès réalisé dans le programme de restructuration de l?industrie sucrière) ne semblent pas l?inquiéter outre mesure. ?Ce n?est pas parce que nous avons besoin des aides que nous allons vendre le pays?, déclare-t-il.
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