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Maurice sous la loupe de ses pairs
Après l?Afrique du Sud, le Rwanda et le Kenya, entre autres, Maurice sera le 17e pays à se soumettre à une évaluation par ses pairs.
Le mécanisme africain d?évaluation par les pairs (APRM) sera lancé officiellement mercredi. Il s?agit d?une initiative de l?Union africaine qui vise à améliorer la bonne gouvernance et à promouvoir le développement. Le gouvernement mauricien a pris l?engagement, en 2003, lors du sommet du New Partnership for Africa?s Development de se soumettre à cette évaluation.
Le but de l?APRM est de promouvoir l?adoption de politiques, de normes et de pratiques favorisant la stabilité politique, la croissance économique et le développement durable. Se soumettre à une évaluation par ses pairs est un exercice volontaire. Ainsi le pays doit respecter certaines règles et procédures. Ces règlements incluent la mise sur pied d?un mécanisme afin d?autoévaluer la performance du pays en ce qui concerne la gouvernance et la création d?un plan d?action pour s?occuper des questions et des défauts qui seront identifiés.
<B>« Un reflet réel et honnête du pays »</B>
« Tous les Mauriciens sont invités. Les ONG, les institutions qui représentent la société civile, les politiques et les différentes organisations doivent se sentir impliqués », affirme Jayraj Ramjada, le secrétaire général du National Economic & Social Council, l?institution responsable de la mise sur pied du projet. Ainsi, lors du lancement de l?APRM le 6 juin au Centre de conférences Swami Viveka-nanda, les participants seront amenés à faire des suggestions sur les thèmes choisis.
C?est la firme de consultants Ernst & Young qui conduira l?exercice. Elle sera chargée de réunir les informations sur la situation de la gouvernance du pays, ce qui inclura la comparaison de statistiques, de documents officiels du gouvernement ainsi que des traités et des rapports. Un questionnaire sera utilisé pour obtenir les informations nécessaires des différents partenaires. Le document devra couvrir les quatre aspects de la gouvernance, notamment la démocratie et la gouvernance politique, la gouvernance économique et la gestion, la bonne gouvernance et le développement socioéconomique. Un rapport sur l?autoévaluation sera alors préparé, et après discussion avec les partenaires, un plan d?action sera préparé afin d?améliorer l?aspect de gouvernance du pays.
En deuxième lieu, l?équipe de l?APRM composée de professionnels et de techniciens réputés, consultera et interagira avec les membres du gouvernement, les représentants des partis politiques, la communauté des affaires et les représentants de la société civile. Le but étant de discuter du programme d?action avec les principaux partenaires et de s?assurer de leur engagement et de leur approbation en ce qui concerne les mesures proposées.
L?équipe de l?APRM élaborera ensuite le Country Review Report qui contiendra les recommandations sur la manière dont le programme d?action du pays pourra être amélioré pour accélérer la réalisation de bonnes pratiques et aborder les faiblesses identifiées avec plus d?efficacité. Le rapport sera, par la suite, envoyé à l?APRM Secretariat et au panel de l?APRM qui soumettra ensuite un rapport aux chefs d?États participant au forum de l?APRM ainsi qu?au gouvernement mauricien pour être étudié.
Six mois après l?étude du rapport, ce dernier sera déposé à la Regional Economic Community, au Pan African Parliament, à l?African Commission on Human and People?s Rights, au Peace and Security Council, ainsi qu?à l?Economic, Social and Cultural Council de l?Union africaine. « Si cet exercice est effectué dans la transparence, il promet d?être un reflet réel et honnête du pays comme il est perçu par la population », conclut Jayraj Ramjada.
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