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Maurice pas prête pour le tarif externe commun
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Maurice pas prête pour le tarif externe commun
Maurice demande plus de temps pour étudier les implications de la mise en place d?un tarif externe commun au sein du Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA). Une proposition dans ce sens avait été formulée par le secrétariat du COMESA. Toute application d?un régime tarifaire commun vis-à-vis des pays tiers représente actuellement une menace directe aux intérêts économiques de Maurice.
Un tarif externe commun est l?élément clé de la constitution d?une union douanière. La formule proposée est similaire à celle qu?a adoptée la East African Community (EAC).
?Nous avons toujours dit qu?il faut d?abord consolider la zone de Libre-échange (ZLE) du COMESA avant d?envisager l?union douanière. Il y a des pays qui n?ont même pas adopté la ZLE. Il faut une période de transition. Ce qui est bon pour un pays ne doit pas nécessairement l?être pour les autres?, explique le directeur d?International Trade Division au ministère de l?Industrie et du Commerce international, Assad Bhuglah.
Selon l?accord COMESA, la création d?une union douanière représente l?étape ultime du processus d?évolution de ce bloc régional après la mise en place successive d?une zone de libre-échange et d?un marché commun.
La feuille de route menant à la COMESA Customs Union, est parsemée d?obstacles. Les services de douane des pays membres doivent au préalable se mettre d?accord sur un système d?évaluation commun afin d?assurer une mise en commun de la tarification applicable sur les produits importés des pays tiers.
Un pays ne peut appartenir à deux unions douanières. La non-conclusion du régime tarifaire en question pourrait impliquer le retrait des pays tels le Kenya et l?Ouganda ? qui sont aussi membres de la EAC ? du COMESA.
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