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Marina Ravane-Defoix la judokate acharnée

17 août 2003, 20:00

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Le palmarès de Marina Ravane-Defoix n?est certes pas aussi éloquent que celui de Marie-Michèle Saint-Louis, Priscilla Chery ou Dolly Moothoo. Mais sa contribution pour la réussite de l?équipe de judo aux prochains Jeux des îles de l?océan Indien vaudra son pesant d?or.

En effet, elle combattra en individuel chez les -57 kg. Pour ce qui est de la compétition par équipes, nous espérons qu?elle rééditera l?exploit de 1993, où elle avait éliminé une coriace Malgache nommée Damoina Rabeatandro.

?Damoina Rabeatandro avait brillamment remporté la compétition en -56 kg. Je l?avais, d?ailleurs, également rencontrée en individuel et avais perdu. Mais soutenue par l?équipe et animée par la rage de vaincre, je m?étais offert une belle revanche dans le concours par équipes?, se souvient Marina.

Les Mauriciennes avaient alors remporté une belle médaille d?argent. ?Cette médaille, j?en suis très fière, tout comme je suis fière de la troisième place que j?avais prise en individuel lors des mêmes Jeux?, lance-t-elle.

Effectivement pour Marina, ces Jeux de 93 avaient semblé magiques. Elle en était à sa deuxième participation aux JIOI après l?édition de 90 où elle n?avait pu passer le premier tour. ?J?étais dans de meilleures dispositions physiques. Et comme le disent les résultats, j?avais grandement progressé. Le travail avait commencé à porter ses fruits?, affirme-t-elle.

Formation de haut niveau

Travailler ! Pour mériter sa place parmi les meilleurs, elle n?a fait que cela. ?J?avais consacré six longues années au travail. Cela fut très dur mais c?était le prix à payer et je ne regrette rien?, dit-elle.

En effet, après avoir débuté le judo en 1985 à Rodrigues, sa terre natale, sous la férule d?Aurèle André, Marina a dû se perfectionner pendant six ans avant de décrocher une place de titulaire au sein de la sélection mauricienne.

?Avant 1991, je venais à Maurice occasionnellement. C?était seulement pour les tournois nationaux et ensuite je retournais vers ma famille?, raconte-t-elle.

Toutefois, avec l?arrivée de Frédérick Feuillet en 1991, la carrière de Marina allait prendre une autre dimension. ?Le directeur technique français avait aimé ma façon de combattre et m?avait demandé de rejoindre les autres à Maurice. C?est alors que Antonio Félicité, Bernadette Perrine et moi, sommes venus nous installer à Maurice pour bénéficier d?une formation de haut niveau?, explique-t-elle.

Guidée par sa passion pour le judo, elle devait laisser avec beaucoup de regrets sa famille à Rodrigues pour réaliser un rêve qui avait commencé lors de la retransmission en différé des JIOI de 85 dans le jardin de Port-Mathurin. ?C?est à ce moment-là qu?est née ma passion pour le judo. Ensuite, j?ai assisté à quelques séances d?entraînement des judokas rodriguais pour enfin devenir la première judokate rodriguaise?, confie-t-elle.

Depuis, elle a fait son petit bonhomme de chemin. ?Cela fait maintenant douze ans depuis que je suis à Maurice. J?ai une place en sélection pour les Jeux de 2003 et j?ai une famille que j?adore. Ma fille Sophie est âgée de presque trois ans et mon mari, Hansley, est mon plus fidèle supporter?, lance-t-elle ravie.

Cette année, Marina Ravane participera à ses troisièmes Jeux. Elle a débuté par les Jeux de Madagascar en 1990, s?est révélée trois ans plus tard lors de l?édition seychelloise mais a raté une occasion de s?affirmer aux Jeux de 1998 à la Réunion. ?J?avais, alors, raccroché pour cause de grossesse?, confie-t-elle.

Toutefois, ce n?était que partie remise. Une nouvelle chance de s?imposer comme la meilleure de sa catégorie de tout l?océan Indien lui sera offerte le 1er septembre prochain. ?Ce sera, alors, le moment ou jamais. Car mon âge oblige, ces Jeux seront mes derniers?, conclut-elle.

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