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Marcos Serrano triomphe Jan Ullrich se rapproche
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Marcos Serrano triomphe Jan Ullrich se rapproche
Dans la montée “Laurent Jalabert” (du nom de l’ancien champion, vainqueur le 14 juillet 1995), Serrano a lâché ses deux derniers compagnons d’échappée, le Français Cédric Vasseur, deuxième, et le Belge Axel Merckx, troisième. Cette victoire du coureur de la Liberty Seguros concluait un scénario logique sur un parcours tracé pour les baroudeurs mais c’est derrière dans le peloton des favoris que se jouaient les événements les plus importants.
Sous l’impulsion d’Ivan Basso, décidé à se battre jusqu’au bout, le peloton maillot jaune était dynamité : Alexandre Vinokourov, Floyd Landis et Michael Rasmussen ne pouvaient suivre dans la dernière montée. Pour une fois, Ullrich profitait de l’accélération de l’Italien, restant dans la roue de Lance Armstrong toujours en jaune.
Sur la ligne, le leader de la T-Mobile prenait 35 secondes au Danois, toujours porteur du maillot à pois, qui a connu sa première véritable défaillance depuis le départ du Tour. Au général, Rasmussen est troisième avec un retard de 3’46 tandis qu’Ullrich se rapproche (quatrième à 5’58”) et réduit son retard sur le porteur du maillot à poids à 2’12”.
Ce débours pourrait être compensé lors du contre-la-montre individuel de 55,5 kilomètres autour de Saint-Étienne à la veille de l’arrivée à Paris. La troisième place étant la seule (sauf accident) encore en jeu car Basso a, semble-t-il, clairement assuré sa position de dauphin.
Dommage
Une échappée, comportant trois Français dont l’infatigable Carlos Da Cruz, se formait au 55e kilomètre et prenait une avance substantielle qui atteignait un peu plus de 15 minutes. Le peloton, conduit comme d’ordinaire par les Discovery Channel, se contentait de mener un train tranquille sur les routes ensoleillées du Rouergue.
Les fuyards collaboraient jusqu’à ce que se profilent les deux dernières côtes de la journée affûtant les ambitions et incitant aux hostilités. Derrière, le peloton accélérait l’allure sous la conduite des CSC puis des Discovery. Dans la montée “Laurent Jalabert”, Serrano se montrait le plus malin et le plus fort.
“Je ne connaissais vraiment pas le final mais je savais que si je restais avec mes deux adversaires, je n’avais aucune chance de gagner”, a expliqué Serrano qui dispute son septième Tour. “Cette victoire est incroyable. On essaie, on travaille dur et cela finit pas payer. Dans la dernière montée, c’est le public qui me portait. Je suis vraiment très content de cette victoire qui est celle de toute l’équipe Liberty Seguros”, a commenté l’Espagnol.
“J’ai essayé de suivre mais la montée était vraiment dure”, a pour sa part déclaré Vasseur, ancien porteur du maillot jaune. “C’est vraiment dommage.” Pour l’instant, seul un Français a remporté une victoire d’étape. C’était David Moncoutié, le 14 juillet, à Digne-les-Bains.
Aujourd’hui, le peloton dispute la plus courte étape en ligne du Tour 2005, sur 153 kilomètres, entre Issoire et Le Puy-en-Velay.
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